Bruxelles, 18/07/2011 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont fait part de leur regret, lundi 18 juillet, quant à l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations pour la paix au Proche-Orient, et ont exhorté Israël et la Palestine à se rasseoir à la table des négociations. L'UE craint que si l'initiative palestinienne de demander la reconnaissance d'un État indépendant aux Nations unies en septembre venait à être bloquée, cela pourrait déclencher une nouvelle insurrection dans les territoires occupés.
« L'UE continue de penser qu'il est nécessaire d'évoluer rapidement vers une solution à deux États du conflit israélo-palestinien », ont affirmé les ministres dans une déclaration. « L'UE se déclare une nouvelle fois préoccupée par l'impasse permanente dans laquelle se trouve le processus de paix et appelle les parties à faire preuve du plus grand sens de responsabilité et d'entamer des négociations directes et substantielles ».
Les nations européennes sont divisées sur la question de la reconnaissance d'un État palestinien indépendant, mais s'accordent sur la nécessité de relancer les négociations, bloquées il y a près d'un an. Compte tenu du regain de tension entre les parties, et sachant que les États-Unis sont en période électorale, les ministres estiment que l'UE est la seule à pouvoir réellement promouvoir la reprise du dialogue entre les parties. « Préserver l'unité de l'UE relève de notre devoir, afin que nous puissions être, peut-être, l'unique acteur constructif restant lorsqu'il s'agira de relancer le processus de paix », a déclaré, devant des journalistes, le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt. Il a ajouté que toute action palestinienne unilatérale pour la reconnaissance d'un État indépendant échouerait très probablement, étant donné qu'Israël et ses indéfectibles alliés, les États-Unis, y sont opposés. « Malheureusement, nous savons que cela n'arrivera pas, car les États-Unis y opposeront probablement leur veto, nous devons donc nous pencher sur les éventuelles alternatives qui sont à notre disposition », a-t-il dit. Une réunion du Quartette pour le Proche-Orient à New York, la semaine passée, n'a pas pu aboutir à un accord quant à la façon d'encourager publiquement les parties à se rasseoir à la table des négociations. L'attitude que choisiront d'adopter les Palestiniens, lors de l'Assemblée générale des Nations unies à la mi-septembre, reste peu claire. Toute demande d'adhésion aux Nations unies devrait d'abord être approuvée par le Conseil de sécurité, où les États-Unis ont un droit de veto. (LoC)