Bruxelles, 16/06/2011 (Agence Europe) - Le Conseil de l'Europe a créé une convention pour la protection des victimes de violence liée au genre et violence domestique. Elle a été présentée lors d'une conférence au Parlement européen, jeudi 16 juin, avec José Manuel Bota, président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Rashida Manjoo, rapporteur spécial sur la violence contre les femmes auprès de l'ONU et Eva-Britt Svensson, présidente de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres du Parlement européen.
Selon M. Bota, il s'agit là de la convention internationale luttant contre cette violation des droits de l'Homme à la plus grande portée. Elle vise à harmoniser les lois internationales afin d'assurer l'égalité des droits pour toutes les femmes en exigeant que des activités telles que la traque, le harcèlement sexuel ou le mariage forcé deviennent des infractions pénales. « Il est impossible de construire une société si les femmes ont peur dans plusieurs domaines de leur vie », a ajouté Mme Svensson. Jusqu'à présent, seuls 13 pays ont signé la convention mais M. Bota est persuadé que d'autres suivront bientôt: « Il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Le Traité a été publié à Istanbul le 11 mai. Nous avons précipité les choses car nous désirions envoyer un signal puissant à l'Europe de l'Est mais de nombreux pays ont besoin de plus d'étapes avant de signer, en raison des démarches requises par leurs lois ». De l'autre côté, au Parlement européen, le Groupe S&D n'est pas si confiant et a appelé les gouvernements européens à accélérer le processus d'adoption d'une décision de protection européenne pour les victimes de violence liée au genre et violence domestique. Le Parlement a voté la mesure en décembre dernier, mais aujourd'hui, selon les socialistes, la présidence hongroise préférerait transférer la question à une autre commission, retardant la décision jusqu'à deux ans.