Bruxelles, 16/06/2011 (Agence Europe) - Un rapport produit par trois fédérations européennes actives dans l'industrie optique démontre le manque d'harmonisation dans l'application de la directive relative au permis de conduire (2009/113/EC) dans les États membres, tout particulièrement en ce qui concerne les tests de vision. L'étude révèle de grandes divergences dans la façon dont les tests de vision sont opérés dans l'UE, certains pays se passant même d'avis réalisés par des professionnels de la vision, en se basant uniquement sur des tests de reconnaissance de plaque d'immatriculation pour délivrer un premier permis de conduire (Chypre, France, Pays-Bas, Royaume-Uni). Par ailleurs, bien que les conducteurs dans une majorité de pays européens doivent renouveler leurs tests de vision pour continuer à conduire au-delà d'un certain âge, d'autres pays ne contrôlent pas du tout la vue des conducteurs au cours de leur vie ; c'est le cas de l'Autriche, la France, l'Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni. Sur base de ce constat, Eurom (Fédération européenne de l'industrie de l'optique et de la mécanique de précision), Euromcontact (Fédération européenne des fabricants de lentilles, et ECOO (Conseil européen de l'optométrie et de l'optique) demandent à la Commission de réviser la directive relative au permis de conduire afin d'harmoniser davantage les tests de vue à travers l'Union, et de pousser les États membres à aller plus loin dans la mise en application des règles européennes en la matière sur leur territoire. Selon ces associations, il en va aussi de la sécurité routière, et de la réalisation de l'objectif de l'UE de réduire de moitié les accidents mortels sur la route d'ici 2020.