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Bulletin Quotidien Europe N° 10399
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/schengen

Europol souligne les risques d'une adhésion de Sofia et Bucarest

Bruxelles, 16/06/2011 (Agence Europe) - L'élargissement de l'espace Schengen à la Bulgarie et à la Roumanie est susceptible d'encourager l'immigration clandestine par la frontière gréco-turque, a indiqué mardi un responsable d'Europol à Sofia, cité par l'AFP. Le 4 mai, l'agence Europol avait déjà dressé ce constat dans un rapport sur les menaces liées au crime organisé, ajoutant que des groupes criminels, notamment albanophones, turcs et issus de l'ex-Union soviétique, pourraient en outre exploiter cette adhésion de Sofia et Bucarest pour développer leurs activités dans l'UE.

« L'accession possible de la Roumanie et la Bulgarie à la zone Schengen (...) risque d'augmenter la pression sur la frontière gréco-turque et la côte bulgare de la mer Noire risque de devenir une cible de l'immigration clandestine », a ainsi jugé Jean-Dominique Nollet, chef de l'unité d'analyses d'Europol, lors d'une conférence sur Schengen. Il a cependant souligné que l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie ne « doit effrayer personne » mais qu'il convient néanmoins de prendre « des mesures appropriées » à l'avance, notamment pour prévenir l'augmentation des activités de traite d'êtres humains et de criminalité organisée décelée dans les Balkans.

Ces risques potentiels ainsi que les efforts de Sofia et Bucarest jugés encore insuffisants en termes de lutte contre la corruption par les autres États membres de Schengen ont amené les ministres de l'Intérieur, jeudi dernier à Luxembourg, à reporter à septembre prochain une décision sur le calendrier d'accession à Schengen. L'un des scenarii évoqués a cependant été que Sofia et Bucarest pourraient adhérer à Schengen en deux étapes, une première consistant en une ouverture des frontières aériennes et maritimes fin 2011 et la seconde, en 2012, portant sur les frontières terrestres. Les États membres de Schengen se réservent toutefois toujours le droit de conditionner cette accession aux enseignements des rapports de la Commission qui évalue les progrès des deux pays sur la corruption et les réformes judiciaires, le prochain rapport étant prévu pour le mois de juillet 2011. (S.P.)

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