Bruxelles, 16/06/2011 (Agence Europe) - Le bilan de la présidence hongroise de l'UE a été majoritairement qualifié par les conseillers économiques et sociaux européens de très satisfaisant. Quelques regrets ont toutefois surgi des bancs du groupe des travailleurs, parce qu'aucun accord n'a pu être atteint, durant cette présidence, entre le Parlement européen et le Conseil sur le congé de maternité (EUROPE n°10240 et n° 10271). Comme annoncé, le Conseil Emploi/Affaires sociales de ce vendredi 17 juin à Luxembourg planchera essentiellement sur les amendements du Parlement européen (EUROPE n°10398).
Tirant le bilan de six mois de présidence hongroise de l'UE devant la plénière du Comité économique et social européen (CESE), la ministre déléguée aux Affaires européennes Enikö Györi a mis en exergue la mise en œuvre de la nouvelle stratégie UE 2020 et l'accord obtenu sur la nouvelle gouvernance économique et sur les services financiers. Les pays doivent travailler plus étroitement entre eux afin de concrétiser toutes les réformes nécessaires dans le domaine économique, a estimé la ministre. « Dans la situation économique que nous vivons actuellement, nous avons besoin d'une Europe plus grande. Les spéculations doivent être exclues de nos vies. Nous devrions retourner à une économie européenne basée sur le travail réel », a affirmé Enikö Györi.
Pour le groupe des employeurs, le Français Henri Malosse a fait part de ce que tous les conseillers économiques et sociaux de son groupe avaient qualifié la présidence hongroise de « très satisfaisante ». Malgré un léger scepticisme exprimé par quelques-uns en début de présidence hongroise, tout est rentré dans l'ordre ensuite, celle-ci ayant bien fait comprendre par la suite qu' « une Europe forte n'était pas seulement un logo mais aussi une réalité », a rassuré Henri Malosse.
Plus intéressé par la façon dont la crise économique et ses ajustements futurs allaient affecter la protection sociale en Europe, le groupe des travailleurs, par la voix de l'Allemande Gabriele Bischoff, a dit regretter qu'aucun accord n'ait pu être atteint entre Parlement européen et Conseil sur la directive congé de maternité et que le chômage suscitait toujours les plus grandes inquiétudes. « Nous ne pouvons pas cautionner une société dans laquelle toute une génération de jeunes bien formés et préparés sont laissés de côté », a affirmé Gabriele Bischoff.
Au nom du groupe des activités diverses, le Grec Yannis Vardakastanis a remercié la présidence hongroise pour son travail de coordination des actions venant en aide aux personnes souffrant d'un handicap dans l'UE. Le Tchèque Roman Haken a dit l'inquiétude de son groupe pour la réforme de la politique agricole commune et des futurs fonds pour les fermiers. (G.B.)