Bruxelles, 08/12/2010 (Agence Europe) - Rapporteur sur le congé de maternité, Edite Estrela (S&D, portugaise) a vivement critiqué la décision prise lundi par les ministres européens de l'Emploi et des Affaires sociales qui ont refusé d'adopter le congé de maternité de 20 semaines. Les ministres ont préféré s'aligner sur la proposition initiale de la Commission européenne d'un congé de 18 semaines comme base des futures négociations.
« Cette décision montre que le Conseil n'a pas tout à fait compris le rôle attribué au Parlement par le Traité de Lisbonne », a déclaré Edite Estrela. La députée a toutefois remercié les Présidences belge et hongroise de l'UE pour « leur engagement, leur détermination et les efforts pour atteindre un compromis avec le Parlement ». En tant que rapporteur du PE, Edite Estrela a réitéré sa disponibilité à travailler de concert avec le Conseil et la Présidence hongroise afin d'aboutir à un accord qui répondra aux besoins des familles européennes et de l'économie européenne.
Elisabeth Morin-Chartier (PPE, française) a lancé un appel au Conseil européen et à la Commission pour une nouvelle proposition allant dans le sens d'un congé de maternité de 18 semaines plafonné, ceci afin d'aboutir à un accord favorable pour les femmes. Pour la députée française, il est important que ce texte fasse preuve d'imagination et d'innovation pour présenter des mesures efficaces et pour concilier vie professionnelle et vie familiale, telles que plus de crèches, plus d'adaptation du temps de travail au rythme familial pour le père comme pour la mère. Il faut également des mesures d'accompagnement à la sortie du congé de maternité pour faciliter le retour au poste de travail.
Marina Yannakoudakis (ECR, britannique) a estimé quant à elle que ce n'est pas à l'UE de décider de la durée du congé que doivent prendre les nouvelles mamans et les pères. Cela relève de la compétence des gouvernements nationaux et du choix personnel. Pour Mme Yannakoudakis, ces propositions auraient réduit le droit des femmes à choisir et auraient eu pour conséquence que les jeunes femmes aient moins de chances de retrouver un emploi.
Pour les résultats du Conseil, EUROPE n° 10271 et du vote au PE, EUROPE n°10240. (Com.-/G.B)