login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10267
Sommaire Publication complète Par article 26 / 41
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/responsabilitÉ sociale

Vers une nouvelle initiative politique

Bruxelles, 30/11/2010 (Agence Europe) - Une politique moderne et ambitieuse en matière de responsabilité sociale des entreprises (RSE): telle est la demande formulée par le vice-président de la Commission Antonio Tajani (Entreprises, Industrie) ainsi que par les commissaires Laszlo Andor (Emploi, Affaires sociales, Inclusion) et Michel Barnier (Marché intérieur, Services), lors du Forum plurilatéral européen (European Multistakeholder Forum) sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE), qui s'est tenu lundi 29 et mardi 30 novembre à Bruxelles. Les débats ont porté sur la manière dont les entreprises peuvent contribuer à la stratégie UE 2020 sur des questions relatives au 'reporting' en matière sociale et environnementale et à la divulgation d'informations non financières.

Importance de la RSE aujourd'hui ? Difficile de sortir de la crise en matière de RSE. Depuis longtemps, la course aux profits des actionnaires demeure la seule règle dans une économie capitaliste, a noté Michel Barnier en rappelant que la RSE propose de mesurer la performance des sociétés en fonction d'une triple « bottom line »: financière, sociale et environnementale. Un constat: seul le volet financier de l'évaluation a subsisté, laissant de côté les bénéfices sociaux et environnementaux générés par les sociétés.

Quels outils avons-nous pour agir ? Michel Barnier en a cité quelques-uns: la stratégie UE 2020, les actions visant à promouvoir les investissements privés à long terme, les actions pour des entreprises plus responsables vis-à-vis de leurs actionnaires mais aussi vis-à-vis de leurs employés et à l'égard de la société en général. C'est-à-dire pas seulement les shareholders mais aussi les stakeholders. Pour Michel Barnier, tout comme pour Laszlo Andor, la question qui se pose est celle du sens de l'entreprise et du rôle qu'elle peut jouer avec ses parties prenantes (employés, fournisseurs, créanciers, etc.), car il n'y a pas que les actionnaires qui participent au succès de l'entreprise. Outre la gouvernance des entreprises, les domaines concernés portent sur la responsabilité sociale et environnementale. Les règles européennes dans ce domaine ne sont ni précises ni détaillées. Des informations appropriées pourraient aider ceux qui placent la durabilité et la responsabilité au cœur de leur stratégie et promouvoir une meilleure prise en compte des effets bénéfiques de la responsabilité des autres.

Comment procéder ? Par transparence et consultations publiques, a conclu Michel Barnier qui a rappelé la consultation publique lancée le 22 novembre sur le reporting en matière sociale et environnementale (et qui sera ouverte jusqu'au 24 janvier 2011). Sur ce point, Laszlo Andor a noté que le reporting pouvait être volontaire ou obligatoire, porter sur de grands principes comme sur des indicateurs de performance clés. L'élément important, pour Laszlo Andor, c'est que l'on s'en sorte avec un régime qui puisse être appliqué et qui a l'assentiment de la majorité des stakeholders. Dans un monde où la concurrence fait rage, les entreprises veulent de plus en plus de transparence. Les entreprises ont un rôle substantiel à jouer pour restaurer une croissance durable et consolider la place de l'UE sur la scène internationale. C'est pourquoi la RSE est ce que nous avons besoin maintenant, a conclu Laszlo Andor. (G.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES