Bruxelles, 30/11/2010 (Agence Europe) - La France a indiqué lundi 29 novembre à ses partenaires de l'UE son intention d'inscrire à l'ordre du jour de sa présidence du G20 la question de la volatilité des marchés agricoles. « Personne ne peut s'en sortir avec une telle volatilité des prix: quand le prix du lait passe de 400 euros la tonne à 260 euros la tonne l'année suivante ou quand le prix du blé flambe de 115 euros la tonne en juillet 2010 à plus de 220 euros la tonne fin août 2010 », a dit Bruno Le Maire, le ministre français de l'Agriculture, lors d'une conférence de presse.
La France, qui exerce la présidence du G20 jusqu'en novembre 2011, a indiqué que c'est la première fois que le G20 va traiter de questions agricoles. Une réunion des ministres de l'Agriculture du G20 aura lieu à Paris au milieu de l'année de 2011.
L'objectif de la France est de parvenir à lutter contre la volatilité des prix agricoles, « qui est insupportable pour tous les paysans ». Quels sont les moyens proposés par la France ?: - une meilleure coordination en matière d'information sur les matières premières agricoles. Quand la Russie ferme ses frontières à l'exportation alors qu'elle est le premier producteur de blé au monde, « cela a un impact énorme sur les marchés ». Il n'existe pas d'outil de coordination entre les pays du G20, qui représente 80% du commerce mondial de produits agricoles et agroalimentaires et 65% des cultures arables ; - davantage de transparence sur les volumes de production et les stocks existants. « Il n'existe aucun outil statistique permettant de comparer le niveau des stocks régionaux », d'après Bruno Le Maire ; - la lutte contre la spéculation sur les marchés agricoles « en encadrant davantage les instruments de gré à gré qui existent aujourd'hui sur les marchés agricoles ». Des mesures sont possibles, selon lui, pour « éviter la spéculation sur les marchés ». (L.C.)