Bruxelles, 24/11/2010 (Agence Europe) - « Défendre les éléments discutés au Conseil informel des 22 et 23 novembre à Liège devant le Conseil affaires générales (CAG) est notre intention. Cela signifie que s'approprier comme lieu de débat le CAG est une étape importante dans la manière dont sont traitées les affaires régionales ». C'est en ces termes que le ministre-président de la Wallonie (Belgique), Rudy Demotte, s'est exprimé devant la presse à l'issue des travaux. Il a souligné entre autres que les États membres étaient demandeurs d'une réflexion sur la conditionnalité, qui est devenue un enjeu politique (à quoi lie-t-on les politiques structurelles ?) et sur la reconnaissance de ces politiques structurelles pour elles-mêmes (le redéploiement économique des régions) mais qui ont été liées aux grandes stratégies européennes (la stratégie de Lisbonne).
Il faut comprendre la politique de cohésion comme une politique d'investissement. Son objectif premier est de réduire les disparités entre les régions. Mais en plus nous avons besoin de nous concentrer davantage sur les résultats de notre politique, ce qui veut dire qu'il faut continuer à améliorer sa qualité en l'alignant sur la stratégie 2020, a enchaîné le commissaire à la Politique régionale Johannes Hahn. Comment le faire ? De quels instruments dispose-t-on ? Quelques propositions ont été faites et nous sommes tombés d'accord pour poursuivre notre réflexion au sein d'une Task force, qui conduira à des résultats concrets qui seront eux-mêmes abordés sous présidence hongroise de l'UE, a annoncé Johannes Hahn pour qui une proposition intéressante était la création des régions en transition, qui sera abordée lors des discussions sur le budget de la politique de cohésion.
Le ministre hongrois du Développement national chargé de la politique de cohésion, du transport, de l'énergie et des télécoms, Thomas Fellagi, a fait part de la très grande importance qu'accorde la Hongrie à la politique de cohésion, « probablement la seule approche intégrée du développement ». La Hongrie est en faveur de l'approche du commissaire qui consiste à renforcer la visibilité de la politique de cohésion. Sous présidence hongroise, une nouvelle tradition sera établie c'est-à-dire, a expliqué le ministre, que les questions de politique de cohésion pourront être discutées au niveau du CAG.
En réponse à un journaliste qui s'interrogeait sur la nécessité pour une majorité des États membres de conserver le principe d'une sortie douce de l'objectif de convergence, Johannes Hahn a précisé: « Ce qu'on propose ce n'est pas seulement de renommer les régions qui perdent progressivement leur aide. Non. Il s'agirait de prendre toutes les régions qui se trouvent dans une situation intermédiaire (entre 75% et 90% du PIB moyen) et de les considérer comme des régions en transition, de voir comment elles reçoivent moins de fonds que des régions de convergence mais plus de fonds que des régions de compétitivité. Ceci pour organiser la transition entre deux niveaux ». (G.B.)