Bruxelles, 24/11/2010 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen Jerzy Buzek, membre du bureau de l'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne, a exprimé sa « déception » suite au report du Sommet de l'UpM (Union pour la Méditerranée). Cette deuxième annulation du Sommet (après celle de juin dernier) donne, a-t-il déclaré, un « signal politique négatif » au partenariat que l'UE entend instaurer avec les pays de la Méditerranée. Le président Buzek a rappelé que lors de la réunion du bureau de l'Assemblée euroméditerranéenne, à Rome, le 12 novembre, les quatre membres de cette instance (présidents des assemblées d'Italie, du Maroc, de Jordanie et du Parlement européen) ont « appelé les chefs d'État et de gouvernement à donner une forte impulsion au partenariat euro-méditerranéen » et à permettre le « fonctionnement efficace de ses institutions et la mise en œuvre de grands projets ».
L'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne ambitionne de former la « dimension parlementaire » de l'UpM et ses membres envisagent de la rebaptiser Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée, APUM ou AP-UpM. Le choix n'est pas encore fait. Pour certains observateurs, l'Assemblée s'inscrit dans la confusion institutionnelle autour des diverses instances en charge du dialogue euroméditerranéen que les services de Mme Ashton tentent de dissiper. L'UpM « n'est pas une émanation directe de l'UE mais de ses États membres et que l'Union doit maintenant définir son lien à travers la coprésidence européenne de la nouvelle structure », a récemment confirmé Christian Jouret, chef d'unité Moyen-Orient au Conseil de l'UE. L'Assemblée mixte pourrait ainsi, d'après ces commentaires, nourrir l'ambition d'être celle du partenariat euroméditerranéen dans son ensemble (y compris les accords d'association et la part qui relève de la « politique de voisinage ») et non d'une UpM désormais limitée à la gestion de projets (EUROPE n° 10257 et n° 10259). (F.B.)