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Bulletin Quotidien Europe N° 10788
Sommaire Publication complète Par article 37 / 39
AFFAIRES & ENTREPRISES N°50 / (ae) vinicole

La consommation de vin dans le monde repart à la hausse. - Selon le cabinet IWSR (International Wine and Spirit Research) et les statistiques du Salon Vinexpo, la demande de vin dans le monde devrait repartir à la hausse, avec +5,3% entre 2012 et 2016, après une croissance modeste (+2,8%) enregistrée entre 2007 et 2011. Les progressions attendues en valeur sont supérieures à près de 9% sur les cinq prochaines années avec un bond de 10% de la consommation des bouteilles les plus chères (à plus de 10 dollars). Ce regain de dynamisme devrait ainsi permettre à la consommation mondiale de retrouver les niveaux qu'elle avait atteints au début des années 2000. Les États-Unis devraient encore rester leaders en la matière dans cinq ans, et « pour longtemps », suivis par l'Allemagne, qui se hisserait de la quatrième à la deuxième place, devant la France, l'Italie et la Chine. De manière générale, le vin rouge conservera la faveur des consommateurs puisqu'il représentera encore une bouteille sur deux d'un volume de vente de 35 milliards de bouteilles prévu pour 2016. La demande en vin rouge devrait s'accroître encore de 9% d'ici à 2016 contre 2,7% pour le blanc. Toujours très en vogue, le vin rosé, qui représente un peu moins de 10% de la consommation, devrait encore augmenter de 7,5% d'ici à 2016. La Chine est largement responsable du succès des vins rouges, qui se marient plutôt bien avec la cuisine chinoise. Malgré cela, ce sont surtout les vins effervescents, et surtout le champagne, qui vont le plus tirer la croissance. La consommation des vins mousseux devrait en effet bondir de 8,5% sur la période 2012-2016, à un rythme deux fois plus important que celui enregistré pour la période 2007-2011. Quatre pays sont responsables de cette accélération: l'Allemagne, la France, le Russie et les États-Unis, des pays historiquement adeptes du champagne. Tous vins confondus, les champions de la croissance de la consommation mondiale seront la Chine (+40%), les États-Unis, la Russie et l'Australie. La Chine qui a, pour l'anecdote, la particularité d'acheter aussi du vin à des fins spéculatives et non pour la consommation, en particulier les grands vins de Bordeaux ou de Bourgogne. Autre tendance de fond: l'effondrement de 20% de la consommation de vins en Espagne au cours des cinq dernières années. Cette tendance à la baisse devrait se poursuivre mais dans des proportions nettement moindres. En France et en Italie, la demande devrait, respectivement, reculer de 2,9% et de 5%. Si la France reste de très loin le premier exportateur de vins dans le monde, toutes catégories confondues, avec une augmentation de ses ventes à l'étranger de +5,24% à 7,4 milliards d'euros entre 2007 et 2011, l'Italie se profile en concurrent sérieux. L'extraordinaire bond de 53% des exportations italiennes au cours des cinq dernières années a réduit l'écart avec la France de 58% à 39% actuellement. En matière de spiritueux, la croissance mondiale devrait chuter de moitié d'ici à 2016. Après un bond de 43% en valeur ces cinq dernières années, la croissance devrait se limiter à 23%. Ce ralentissement est lié à la chute de la consommation des grands spiritueux locaux comme le Baiju chinois (eau de vie obtenue par distillation de vin de céréales), souligne Vinexpo. La consommation, en baisse, de vodka, premier alcool dans le monde, devrait par contre reprendre. (IL)

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