Bruxelles, 18/02/2013 (Agence Europe) - Tous les obstacles ayant été levés, le Conseil de l'UE a pu décider, lundi 18 février à Bruxelles, de lancer la mission européenne de conseil et de formation pour l'armée malienne (EUTM Mali). « La mission EUTM commencera immédiatement à dispenser les conseils aux forces armées maliennes et préparera la mise en place de leur formation militaire », indiquent les conclusions des ministres européens des Affaires étrangères.
Le calendrier du déploiement de la mission, qui va comprendre jusqu'à 500 militaires, ne devrait donc pas prendre de retard par rapport à ce qui était prévu depuis janvier. Le mandat initial de la mission est de 15 mois et c'est la France qui en sera la nation-cadre. Un élément précurseur de 70 soldats est déjà sur place pour préparer, d'un point de vue technique et logistique, le déploiement de la mission. Le 27 février, ils seront « probablement 105 » et leur nombre doublera à la mi-mars, a affirmé le général français Patrick de Rousiers, président du comité militaire de l'UE, lors d'une conférence de presse.
Il y aura deux volets pour cette mission, que le général de Rousiers a qualifiée « d'exaltante » et « d'historique », même si cette mission n'est « pas dénuée de risques ». Le premier concerne le conseil aux forces maliennes de sécurité, une tâche qui devrait commencer presque immédiatement. Le second volet, celui de la formation des soldats maliens, devrait commencer au début du mois d'avril, le temps que tous les formateurs européens se préparent et soient déployés sur place. 20 États membres se sont engagés à ce jour à participer.
L'adoption de la décision de lancer la mission n'était pas garantie au début de la réunion du Conseil. La cause de cette incertitude se trouvait un peu plus loin, à quelques kilomètres vers le centre de Bruxelles, au 16 rue de la Loi (cabinet du Premier ministre belge). C'est en effet dans la matinée seulement que le conseil des ministres du Royaume de Belgique a pris la décision de participer à EUTM Mali, en fournissant la dernière capacité critique qui manquait pour donner le coup d'envoi formel, à savoir deux hélicoptères d'évacuation médicale. (JK)