Bruxelles, 18/02/2013 (Agence Europe) - Les ports intérieurs européens répondent avec prudence à la proposition de la Commission européenne d'étendre l'utilisation du gaz naturel liquéfié (GNL) à la navigation intérieure. La fédération européenne des ports intérieurs dénonce une contradiction avec les règles européennes interdisant l'utilisation et le transport du GNL dans le transport fluvial.
Dans sa stratégie pour les carburants alternatifs publiée fin janvier, la Commission table sur des points de recharge de GNL dans les 139 ports maritimes et intérieurs que compte le réseau de transport transeuropéen (RTE-T) d'ici 2020, soit dans 10 % des ports européens. L'EFIP soutient l'idée du déploiement du GNL comme carburant dans la navigation intérieure, mais relève qu'à ce stade ce schéma ne tient pas la route. La directrice de la fédération, Isabelle Ryckbost, explique qu' « il est clair qu'un schéma strict de points de recharge ne peut pas être imposé aux ports intérieurs aussi longtemps que, sur base de la législation actuelle, le GNL ne peut pas être utilisé comme carburant alternatif, ni ne peut être transporté comme fret dans le transport fluvial ». La directive en vigueur (2006/87/EG) devrait donc être adaptée comme Mme Ryckbost le suggère: « Supprimer cette barrière est probablement la mesure la plus urgente à prendre. » Elle illustre qu'il n'est pas possible de « convaincre des propriétaires de péniches d'utiliser le GNL, et d'obliger les ports à investir dans des points de recharge, si l'usage du GNL n'est actuellement possible que sur base d'exemptions temporaires et au cas par cas des règles européennes en vigueur ». (MD)