Bruxelles, 18/02/2013 (Agence Europe) - La réunion des ministres européens de la Recherche, qui s'est tenue lundi 18 février à Bruxelles, s'est déroulée un peu dans l'ombre du dernier Sommet européen, mais avec déjà en vue le Conseil européen suivant. D'un côté, les ministres ont aujourd'hui conscience que leur programme-cadre 'Horizon 2020' ne sera pas épargné par les coupes (environ 71 milliards d'euros, au lieu des 80 espérés par la Commission européenne). Mais, d'autre part, ils ont dû entamer les travaux préparatoires pour leur contribution au Sommet européen des 14 et 15 mars, avec à la clé un débat sur l'examen annuel de la croissance, version 2013.
Les questions budgétaires n'ont guère été évoquées par les ministres européens réunis à Bruxelles, car les discussions ont surtout porté sur l'avenir, avec comme point central la contribution de la recherche et de l'innovation à la stratégie EUROPE 2020. Un débat qui a été marqué par des positions plutôt conciliantes. Seule l'Espagne s'est démarquée en appelant à un renforcement de l'action de la Banque européenne d'investissements pour des projets en matière de recherche et d'innovation. Les points habituels, tels que les partenariats public-privé, les initiatives conjointes, les clusters, les startups en technologies de pointe, ont été évoqués en vue de souligner le type d'actions qu'il faut favoriser en Europe.
Ce Conseil formel ne s'est pas déroulé tout à fait comme convenu. La Commission européenne devait présenter, du moins dans ses grandes lignes, son indicateur d'innovation pour l'ensemble de l'UE et ses États membres. Un indicateur qui devrait permettre de dresser un tableau de la situation de la recherche et de l'innovation par pays et par région, pour ensuite l'intégrer dans la gouvernance économique du 'Semestre européen'. Le travail sur cet indicateur unique s'est révélé être plus difficile que prévu, a admis la commissaire Maire Geoghegan-Quinn, à l'issue du Conseil, sans toutefois préciser de nouvel échéancier pour sa présentation. (JK)