Bruxelles, 18/02/2013 (Agence Europe) - Le nouveau fonds régional en Afrique du Nord-Moyen-Orient, « German Marshall Fund-MENA », créé en décembre 2012 à l'initiative des États-Unis et des Pays-Bas, est formellement opérationnel depuis fin janvier. Ses dirigeants, tablent sur un potentiel d'engagement de 40 à 50 millions de dollars sur 10 ans. Les premiers projets, au profit de la société civile, sont près d'être lancés.
Des entretiens sont en cours avec l'UE et divers autres fonds (Banque mondiale, Partenariat de Deauville, etc…) pour la recherche de synergies et actions conjointes, explique à EUROPE le directeur de ce « Fonds pour la démocratie et le développement de la région MENA », Ghazi Ben Ahmed. Ce docteur en économie a notamment travaillé au sein de la Commission européenne.
Son espoir est de « favoriser la recherche de synergies pour éviter le double emploi et accroître l'efficacité sur le terrain surtout au profit des sociétés civiles ». Il espère ainsi que sera accru « l'impact de chaque euro déboursé » pour produire « un effet double ». Il sera un « levier multi-bailleur en même temps qu'un levier multi-récipiendaire ».
Il précise que l'initiative revient au « German Marshall Fund of the United States », institution américaine de politique publique qui vise à l'origine à promouvoir les relations transatlantiques, « par le biais d'un important réseau d'experts et de financement de projets », ajoute-t-il. Le Fonds « fonctionnera comme un centre international de fournisseurs de services, des experts et des praticiens expérimentés sur lesquels les bénéficiaires peuvent compter pour répondre à leurs besoins spécifiques ».
Le nouveau directeur en charge de la région MENA précise que « de nombreux partenaires sont associés à la création de ce fonds ». En premier le « German Marshall Fund des États-Unis » déjà opérationnel dans les Balkans et les pays de l'Est. Le gouvernement tunisien, le gouvernement néerlandais, l'Institut humaniste pour la coopération au développement (HIVOS) apportent aussi leur concours. D'autres partenaires sont approchés.
Le fonds, « initié à travers un partenariat public-privé révolutionnaire (...) travaillera en collaboration avec un large éventail de donateurs, dans le but d'accorder des subventions aux organisations autochtones engagées dans la promotion et le renforcement de la coopération régionale, mais aussi dans l'ancrage, dans la société civile, des principes du libre marché, de l'entrepreneuriat, de l'état de droit et des principes démocratiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) » ajoute M. Ben Ahmed. « Pour commencer, le Partenariat MENA du fonds pour la démocratie et le développement se concentrera sur la Tunisie, l'Égypte et la Libye », précise-t-il. (FB)