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Bulletin Quotidien Europe N° 10788
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) pe/bce

Draghi, la croissance est le premier défi politique

Bruxelles, 18/02/2013 (Agence Europe) - La BCE est parfaitement consciente de la situation économique difficile que traversent certains pays de la zone euro. Selon elle, le défi actuel n'est pas d'atténuer la consolidation budgétaire mais d'en atténuer les effets.

Grâce notamment à une « stabilisation » de la situation financière, la croissance dans la zone euro sera de retour de manière « très graduelle » au cours de l'année 2013 à en croire plusieurs indicateurs économiques, a estimé le président de la BCE, Mario Draghi, lundi 18 février devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen. À Jean-Paul Gauzès (PPE, français) et Elisa Ferreira (S&D, portugaise), il a dit espérer que les mesures de politique monétaire prises par la BCE, telles que la fourniture illimitée de liquidité à bon marché, trouveront au plus vite leur chemin jusqu'au financement de l'économie réelle. M. Draghi n'a pas nié le fait que la consolidation budgétaire, qui doit être calibrée en fonction des circonstances nationales, avait un effet récessif à court terme. Néanmoins, l'ancien directeur de la Banca d'Italia s'est interrogé sur la manière d'atténuer les effets négatifs du processus en cours: - trouver le juste équilibre entre baisse des dépenses ou hausse d'impôts car, « dans certains pays de la zone euro, les impôts sont trop élevés » ; - une mise en œuvre « rapide et efficace » des mesures structurelles dans les marchés du travail et des produits, une façon de relancer les exportations et de rééquilibrer la balance des paiements ; - l'élaboration de programmes budgétaires détaillés à moyen terme pour rassurer les marchés, même si un tel exercice a un « coût politique élevé ».

Autorité unique de restructuration bancaire. M. Draghi a listé les trois critères qui devraient caractériser l'autorité unique de supervision qui complètera l'union bancaire après la création du superviseur européen: - l'autorité unique devrait être dotée de compétences et d'instruments contraignants sur la base de la proposition législative sur la table ; - l'autorité devrait disposer d'un « fonds européen de restructuration bancaire » alimenté ex ante par l'industrie, celui-ci pouvant être adossé à un fonds de sauvetage public dont la mobilisation sera compensée par de nouveaux appels de fonds ex post auprès de l'industrie ; - l'autorité devra agir de manière indépendante, rendre des comptes et bénéficier d'une protection judiciaire

Sur Chypre, M. Draghi a estimé que le futur programme chypriote devra permettre un suivi « très étroit » de l'application de la réglementation anti-blanchiment. (MB)

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