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Bulletin Quotidien Europe N° 10788
Sommaire Publication complète Par article 27 / 39
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) consommateurs

Scandale de la viande de cheval, soulagement pour Spanghero

Bruxelles, 18/02/2013 (Agence Europe) - En attendant que soient connus les résultats des tests intensifs agréés par les États membres de l'UE en réponse au scandale des plats cuisinés surgelés au cheval estampillé 'bœuf', ce sont des victimes collatérales de ce scandale qui faisaient l'actualité, le 18 février. Les employés de Spanghero, l'entreprise française accusée de tromperie économique, pouvaient pousser un ouf de soulagement en apprenant du ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, que la suspension des agréments sanitaires était partiellement levée. Cette décision a été prise à l'issue des contrôles sanitaires approfondis conduits depuis vendredi 15 février par les inspecteurs de la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires.

« Au vu des conclusions intermédiaires, Stéphane Le Foll a décidé de lever la suspension des agréments sanitaires relatifs aux activités de production de viande hachée de saucisserie, d'élaboration de plats cuisinés et de découpe de viande des établissement Spanghero SAS. Aucune non-conformité n'a en effet été relevée par les inspecteurs sur les matières premières et produits élaborés qui se sont tous révélés de bonne qualité », indiquait lundi un communiqué de presse conjoint des ministres de l'Agriculture et de la Consommation. En revanche, l'agrément sanitaire reste suspendu pour les activités d'entreposage de matières premières congelées.

Préoccupés, les vétérinaires d'Europe montent au créneau. Pour la FVE (Federation of Veterinarians of Europe) « cette fraude massive » appelle à un renforcement des mécanismes garants de la protection des consommateurs. À cette fin, la FVE réclame des contrôles plus efficaces des aliments issus de la production animale à chaque étape de la chaîne alimentaire ; - l'établissement d'un registre, à l'échelle de l'UE, des passeports de santé des chevaux pour réduire le risque que des chevaux exclus de l'abattage aux fins de la consommation humaine ne soient réintroduits dans la chaîne alimentaire ; - des investigations poussées permettant d'établir comment le phénylbutazone, un médicament dont certains États membres autorisent l'administration aux chevaux à la seule condition que les chevaux traités n'entrent pas dans la chaîne alimentaire, a pu se retrouver dans de la viande de cheval. C'est la preuve qu'il faut renforcer les mécanismes empêchant l'introduction de viande contaminée dans la chaîne alimentaire, affirme la FVE pour qui « tous les acteurs devraient mener une action commune pour empêcher que cela se reproduise ». (AN)

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