Bruxelles, 05/10/2009 (Agence Europe) - L'Association des compagnies aériennes européennes (AEA) a sévèrement critiqué une récente décision du département de l'agriculture des États-Unis qui a annoncé à partir du 1er novembre une hausse de 10% des prix des inspections de santé dans les avions arrivant aux États-Unis. La décision est contestée tant par les opérateurs aériens européens que par l'association des compagnies aériennes américaines (Air Transport Association) et sera mise à l'ordre du jour du prochain tour de négociations avec les États-Unis sur la deuxième étape de l'accord ciel ouvert (l'accord qui vise à libéraliser les marchés aériens transatlantiques) qui s'ouvre mercredi 7 octobre. Prise selon l'AEA unilatéralement et sans consultation avec l'industrie, pourtant prévue dans ce cas, la décision porte sur les inspections de santé effectuées par le service d'inspection de la santé animale et des plantes (APHIS) du Département d'agriculture américain et qui contribuent au financement de ce service. Les prix de ces interventions sont calculés par passager (le prix passera de 5 à 5,5 dollars) et par avion (environ 75 dollars par avion après l'entrée en vigueur de la décision). Selon l'AEA, qui, plutôt que la hausse des prix, dénonce le principe de recouvrement des coûts pratiqué par le département de l'agriculture, l'accroissement de 10% correspond approximativement à ce que l'APHIS aurait perdu suite à la réduction du trafic aérien entre les deux rives de l'Atlantique, due à la crise économique. Or, selon l'AEA, d'une part, la crise a été annoncée depuis au moins un an et rien ne justifiait une action en situation d'urgence évoquée par le département de l'agriculture pour justifier le manque de consultation avec l'industrie. D'autre part, selon les opérateurs, la mise en œuvre de la décision sera une pénalisation supplémentaire des compagnies aériennes. Pour les seuls membres de l'AEA, le trafic transatlantique a décru de 6% dans les douze derniers mois, alors que les revenus tirés du trafic de passagers ont chuté de 17%. (A.By.)