Bruxelles, 05/10/2009 (Agence Europe) - La prison de Guantanamo, qui devait fermer ses portes en janvier 2010, ne le fera sans doute pas dans les délais. « Cela va être difficile », a reconnu, fin septembre, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates. Après un examen des dossiers fournis par les États-Unis, une liste de personnes libérables comportant 75 noms a récemment été établie. Environ la moitié des détenus, soit 35 à 40, pourraient être envoyés dans l'UE. Des États membres (France, Italie, Espagne, Irlande, Hongrie, Belgique, Estonie) ont accepté le principe d'héberger d'ex-prisonniers. Au départ, une soixantaine de noms était évoquée. « Nous n'avons jamais suggéré aucun chiffre aux États-Unis », a souligné M. de Kerchove, jeudi 1er octobre, dans Le Monde. Ne juge-t-il pas « timide » le projet de n'accueillir sur le sol européen que 20 %, au mieux, des détenus du camp - ils sont encore 223 aujourd'hui? « Les États-Unis ont peut-être eu des exigences fortes en matière quantitative, les nôtres sont fortes en matière qualitative », estime M. de Kerchove. Deux détenus (probablement ouzbeks) de Guantanamo, la prison américaine située sur l'île de Cuba, ont été transférés, fin septembre, en Irlande et un au Yémen, a récemment annoncé le gouvernement américain. (B.C.)