Bruxelles, 16/12/2008 (Agence Europe) - Lors de sa réunion du mardi 16 décembre, la Commission européenne a examiné plusieurs éléments du « paquet Lisbonne », reportant à l'année prochaine l'adoption des recommandations spécifiques par pays. Avec la crise économique actuelle, cet exercice annuel prend une autre dimension, s'articulant plus étroitement avec le récent plan de relance européen. Les évaluations spécifiques par pays ne seront donc publiées que plus tard (vraisemblablement en janvier), afin de tenir compte des programmes de stabilité ou de convergence actualisés contenant les mesures de relance mises en place au niveau étatique (ils seront transmis par les États membres d'ici la fin décembre).
Mardi, la Commission a adopté plusieurs communications liées à la coordination de ses politiques, (concernant l'adéquation entre les qualifications professionnelles et le marché de l'emploi et sur un cadre stratégique pour la coopération européenne en matière d'éducation et de formation), ainsi qu'un rapport sur la mise en œuvre du programme communautaire de Lisbonne 2008-2010 et un rapport de progrès sur le marché intérieur (voir autres nouvelles). Elle a également adopté une communication sur la dimension extérieure de la stratégie de Lisbonne, identifiant les principales barrières non tarifaires auxquelles font face les exportateurs européens. Pour surmonter ces obstacles, elle recommande d'approfondir la coopération réglementaire avec les pays concernés (en particulier ceux de la politique européenne de voisinage) au plan économique, social et environnemental. S'insérant directement dans le plan de relance européen, la Commission a aussi adopté une communication précisant la contribution de la politique de cohésion au soutien à l'économie réelle (EUROPE n° 9792). Elle y formule ses recommandations sur les mesures à prendre pour accélérer les investissements, en simplifiant l'accès aux subventions, en facilitant l'aide aux personnes touchées par la crise et en augmentant la disponibilité des moyens de financement pour les PME. Elle a enfin décidé de modifier le fonctionnement du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) afin de le rendre plus adapté à la situation de crise actuelle. Il s'agit notamment, dans le cadre du plan de relance européen (où l'une des dix initiatives prioritaires concerne le soutien à l'emploi - EUROPE n° 9791), de prolonger la durée de l'aide, d'augmenter la contribution financière de l'UE et surtout d'élargir temporairement son champ d'application aux travailleurs qui perdent leur emploi à cause de la crise économique. (A.B.)