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Bulletin Quotidien Europe N° 9805
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/bei

Malgré la crise financière, la Banque a confirmé à Poznan qu'elle soutiendrait vigoureusement une économie verte pour l'UE

Bruxelles, 16/12/2008 (Agence Europe) - Lors de la Conférence 2008 des parties (COP 14) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui s'est tenue en Pologne, la Banque européenne d'investissement (BEI) s'est déclarée résolue à mettre ses activités de financement au service de la lutte contre les changements climatiques. La BEI était représentée à la fois aux discussions à haut niveau des ministres des Finances à Varsovie et à la conférence plénière à Poznan. La Banque met en œuvre des dispositifs pour lutter contre les changements climatiques et elle joue à cet égard un rôle clé en aidant l'UE à atteindre ses objectifs environnementaux, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ses frontières. Ces dernières années, la BEI a accru sa contribution en faveur de la lutte contre les dérèglements du climat, et son action dans ce domaine se poursuit en dépit des difficultés actuelles du secteur financier. Conformément au Plan européen de relance économique entériné par le Conseil Écofin mardi 2 décembre (EUROPE n° 9795), le groupe BEI va accorder annuellement 6 milliards d'euros de financements supplémentaires en 2009 et 2010 pour soutenir des technologies associées à la production d'énergie propre, à l'efficacité énergétique et à la faible intensité de carbone, afin de contribuer à faire de l'économie européenne une économie plus verte.

À Varsovie, devant les ministres des Finances, le président de la BEI, Philippe Maystadt, a exposé en début de semaine dernière la stratégie de l'institution en matière de lutte contre les changements climatiques. Il a annoncé les actions que le groupe BEI se prépare à mener au cours des années à venir pour combattre les changements climatiques, à savoir: - une initiative pour l'UE dans le domaine de l'énergie durable, centrée sur l'efficacité énergétique et sur les énergies renouvelables ; - un plan destiné à promouvoir le financement des technologies à faible intensité de carbone, en particulier dans le secteur des transports ; - le fonds Marguerite 2020, fonds européen de capital-investissement axé sur l'énergie, le climat et les infrastructures.

Le groupe BEI a aussi organisé, en marge de la conférence de Poznan, trois rencontres au cours desquelles il a présenté l'ensemble de ses initiatives existantes pour faire face aux changements climatiques. La Banque a tenu, mercredi 10 décembre, une session conjointe avec plusieurs autres institutions de financement multilatérales, notamment la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Il y a été débattu des moyens à déployer pour mettre le marché du carbone au service de l'investissement dans le développement durable. Les intervenants se sont concentrés sur les secteurs des transports et de l'énergie.

Jeudi 11 décembre, le vice-président de la BEI, Simon Brooks, a rencontré le commissaire européen chargé de l'environnement, Stavros Dimas, pour faire le point à l'intention des participants aux sessions secondaires sur le lancement récent du GEEREF (Fonds mondial pour la promotion de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables), un fonds de fonds créé à l'initiative de la Commission européenne, structuré par le Fonds européen d'investissement (FEI) et géré conjointement par le FEI et la BEI (EUROPE n° 9802). Des représentants de l'équipe du GEEREF ont expliqué de quelle manière ce partenariat public-privé sera utilisé pour attirer des investissements privés en faveur d'initiatives de petite et moyenne dimension mises en œuvre dans les pays en développement et représentant des solutions environnementales et énergétiques rationnelles et durables. La BEI a en outre organisé un séminaire consacré à la préparation de sa contribution à un dispositif pour l'après-2012. Ses spécialistes ont souligné les succès remportés, dès son lancement en 2007, par le Fonds carbone pour l'après-2012. Des experts invités ont par ailleurs exposé leur perception du rôle futur de l'institution, ce qui a servi de point de départ à une série de discussions sur les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, les services rendus par les écosystèmes et les technologies propres (piégeage et stockage du carbone, par exemple). (O.L.)

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