Bruxelles, 16/12/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, mardi 16 décembre, une communication destinée à améliorer, tant à l'échelle européenne que nationale, la capacité de prévision et d'anticipation des compétences requises par les citoyens et les entreprises. Intitulée « Des compétences nouvelles pour des emplois nouveaux », elle présente des propositions sur une meilleure adéquation entre l'offre et la demande d'emplois et des modalités permettant d'analyser et de prévoir plus efficacement les compétences qui seront nécessaires sur le marché du travail de demain. « Dans la période économique difficile que nous traversons, il est absurde de voir le chômage augmenter alors que des emplois sont toujours vacants. (…) À plus long terme, nous devons nous efforcer de mieux anticiper les compétences dont l'économie européenne aura besoin et de réformer nos systèmes d'éducation et de formation afin qu'ils puissent préparer adéquatement les personnes aux emplois qui existeront dans dix ans », ont déclaré dans un communiqué conjoint Vladimir Spidla et Jan Figel, commissaires chargé de l'emploi, des affaires sociales, de l'égalité des chances et responsable de l'éducation et de la formation, respectivement.
Les progrès technologiques, la mondialisation, la nécessité de se tourner vers des sources d'énergie durables et plus propres, le vieillissement de la population sont autant de défis qui modifient fondamentalement la société européenne et les compétences exigées par le monde du travail s'en trouvent modifiées. La Commission veut anticiper ces changements et permettre à la population d'acquérir les compétences appropriées. Dans sa communication, elle propose d'améliorer le suivi des tendances à court terme et de concevoir des outils pour une meilleure adéquation entre les compétences et les offres d'emploi sur les marchés du travail. Elle mettra également en place une meilleure information sur les besoins dans l'UE à moyen et à long terme, avec des projections actualisées régulièrement sur les tendances futures du marché du travail et l'analyse des besoins en compétences par secteur. Elle tâchera également d'améliorer la compréhension par l'UE des problèmes mondiaux liés aux compétences et aux emplois grâce à une coopération avec les pays tiers et les organisations internationales. Enfin, elle mobilisera les politiques et les fonds communautaires existants, en particulier le Fonds social européen, pour aider les États membres, les régions et tous les acteurs impliqués à se préparer aux mutations en cours. La Commission répond ainsi à une demande du Conseil européen d'évaluer les besoins en compétences jusqu'en 2020. Une des conclusions préliminaires est que l'Europe connaîtra de plus en plus de créations d'emplois dans le secteur des services qui monopolisera près des trois quarts des emplois. Par ailleurs, on assistera à la création de nombreux emplois dans des professions hautement qualifiées et moyennement qualifiées malgré la création d'un certain nombre d'emplois peu qualifiés. Par ailleurs, de plus en plus d'emplois vont exiger de la population active des niveaux d'instruction moyens et élevés. Dans tous les secteurs, des compétences transversales et génériques seront demandées sur le marché du travail: aptitude à résoudre les problèmes et capacités d'analyse, d'autogestion et de communication, aptitude à travailler en équipe, compétences linguistiques et numériques. (I.L.)