Bruxelles, 16/12/2008 (Agence Europe) - Même si les compétences en matière d'éducation et de formation sont d'ordre national, les États membres poursuivent les mêmes objectifs de réforme afin d'adapter leurs systèmes aux nouveaux défis qui se posent (nouvelles compétences -voir article supra-, vieillissement de la population, et concurrence étrangère). Si certains États membres sont déjà bien avancés, d'autres restent à la traîne, notamment en matière de maîtrise de la lecture, d'abandon scolaire prématuré et de formation tout au long de la vie. Afin de les aider dans leurs efforts de coopération, la Commission européenne a publié, ce mardi 16 décembre, une communication présentant un cadre stratégique à long terme mais aussi des priorités immédiates qu'elle suggère aux États membres de faire leur en 2009-2010. « Il est clair que l'Europe doit mieux faire (…) les plans esquissés (…) feront en sorte que nous continuions à contribuer de manière décisive à une reprise économique rapide et à la réalisation de notre objectif stratégique de croissance et d'emploi en Europe », a déclaré le commissaire chargé de l'éducation et de la formation, Jan Figel. La Commission suggère de réexaminer les critères de référence existants (voir son dernier rapport d'évaluation dans EUROPE n° 9701) et d'en envisager de nouveaux, dans un plus grand nombre de domaines clés comme le nombre de personnes diplômées de l'enseignement supérieur et la mobilité des étudiants. Certains des objectifs poursuivis par les États membres, comme l'aide à la mobilité, ne peuvent pas être atteints par des actions isolées. D'autres seront plus facilement atteints si les pays tirent des enseignements de l'expérience d'autres et élaborent des outils communs, estime la Commission. Ce nouveau cadre renforcera les enseignements mutuels entre pays membres et concourra à la mise en œuvre de leurs futures réformes, espère-t-elle. (I.L.)