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Bulletin Quotidien Europe N° 9774
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/rdc

Le règlement politique de la crise dans le Nord Kivu est la priorité

Bruxelles, 03/11/2008 (Agence Europe) - De l'avis de l'UE, le règlement politique du conflit au Nord Kivu en République démocratique du Congo (RDC) est la priorité absolue, mais toutes les options restent sur la table, y compris l'option militaire à l'appui de la MONUC pour sécuriser le terrain. Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères et Javier Solana, le Haut représentant pour la PESC, l'ont confirmé à la presse, le 3 novembre à Marseille, à l'occasion de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE (Gymnich).

Cela, au lendemain de la visite en RDC, au Rwanda et à Dar Es Salam, de M. Kouchner et David Miliband, son homologue britannique, et de celle du ministre belge Karel De Gucht. Louis Michel, commissaire au Développement, avait précédemment obtenu des présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagamé l'adhésion à la tenue d'un « nouveau Sommet de la Paix », cette semaine à Nairobi, sous les auspices de l'ONU. « La situation humanitaire est terrible et n'est pas en train de s'arranger. Les déplacés dans le Nord Kivu sont entre 1 million et 1,5 million. Nous avons visité un camp de 40 000 personnes, sans doute le mieux tenu. C'était effrayant. Pour les autres, il n'y a pas d'accès car les chemins ne sont pas praticables. L'aide humanitaire n'arrive pas », a déclaré M. Kouchner. « Le problème ne peut être solutionné à terme qu'avec un règlement politique. La solution ne peut être militaire. Elle passe par l'ONU et la MONUC. La solution est politique, elle passe par une entente absolue entre l'UA, les Nations unies. Elle doit être régionale aussi. Il faut une détermination politique mondiale ». Le ministre français estime néanmoins que dans l'intervalle, il convient d'« augmenter le nombre de soldats ou au moins leur efficacité » et de définir pour cela « des règles d'engagement différentes » permettant d'être plus offensifs. « Rien n'empêche les Nations unies de demander des troupes européennes ». Javier Solana confirme qu'au sein du COPS, « toutes les options restent ouvertes: d'abord la politique, ensuite l'humanitaire ; après, on verra avec les Nations unies ». (A.N.)

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