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Bulletin Quotidien Europe N° 9774
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INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (eu) actions

La crise économique et financière bouleverse la hiérarchie des capitalisations. - La crise économique et financière a bouleversé la hiérarchie des capitalisations, selon « Les Échos », d'après des données diffusées par Bloomberg et retraitées par Fidelity. D'après ces données sur les plus grands groupes mondiaux, en termes de capitalisation exprimée en dollars, seules onze valeurs qui figuraient dans le « Top 20 » de fin octobre 2007 y étaient toujours un an plus tard. Parmi les principales victimes de la crise, qui s'est traduite par une forte montée de l'aversion au risque et une chute des indices boursiers émergents, on trouve les grands noms des pays émergents. Alors qu'un tiers des vingt premières capitalisations mondiales étaient des sociétés chinoises et russes il y a un an, elles se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une main. Par contre, les « blue chips » américaines (sociétés cotées en bourse avec une grande capitalisation et une liquidité importante) font un retour en force sur le devant de la scène, malgré le ralentissement de l'économie américaine. Ces valeurs constituent désormais la moitié du « Top 20 ». Dans le détail, ExxonMobil et PetroChina restent en tête du classement avec une capitalisation totale de, respectivement, 384,9 et 261,8 milliards de dollars. La surprise vient de la troisième place, attribuée au spécialiste du discount Wal-Mart (219,6 milliards de dollars), premier distributeur mondial et seulement à la 31ème place en 2007, dopé par des chèques de remboursement versés par l'administration Bush à des millions de foyers. Il s'agit, par ailleurs, de la seule valeur dans le vert depuis le début de l'année au sein du Dow Jones. En quatrième place figure General Electric (204,8 milliards de dollars), qui perd une place, et en cinquième Microsoft (198,6 milliards de dollars) qui en gagne deux. L'autre surprise est la remontée de Volkswagen à la sixième place, grâce à une hausse exceptionnelle du titre à la suite de la montée de Porsche dans le capital du constructeur automobile allemand la semaine dernière. « Le palmarès des vingt premières entreprises montre globalement une progression des sociétés dans des secteurs dits défensifs », remarque David Ganozzi, directeur de Fidelity Gestion à Paris. Procter & Gamble est 7ème tandis que Johnson & Johnson, 30ème il y a un an, est désormais au 10ème rang. À l'inverse, les valeurs plus cycliques pâtissent des inquiétudes sur la croissance et de la baisse marquée des matières premières. De même que la plupart des valeurs financières dont la valeur boursière a fondu au cours des derniers mois. Au niveau européen, BP (capitalisation totale de 133,6 milliards d'euros) et HSBC (116,7 milliards d'euros) restent, respectivement, à la première et seconde place du classement. En troisième place figure Nestlé (116,4 milliards d'euros), cinquième en octobre 2007, suivi par Novartis (104,2 milliards d'euros) et Total (101,5 milliards d'euros).

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