Bruxelles, 03/11/2008 (Agence Europe) - Réagissant à l'annonce par Günter Verheugen d'une liste de recommandations convenues, en période de crise financière et de ralentissement économique, par le groupe de haut niveau des parties prenantes à l'industrie automobile CARS 21 (EUROPE n° 9772), l'Allemande Rebecca Harms a dénoncé, au nom du groupe des Verts au Parlement européen, le 29 octobre, le feu vert du commissaire à l'Industrie à des subventions déguisées au secteur via une enveloppe de 40 milliards d'euros de prêts à taux réduits et des aides d'État pour la construction de véhicules écologiques. « Il est inacceptable d'aider l'industrie à sortir de la crise en octroyant des subventions déguisées à des entreprises qui veulent à tout prix continuer dans la même direction. Seul un changement de d'orientation nous permettra d'atteindre nos objectifs climatiques », souligne Mme Harms dans un communiqué. « La promotion des voitures écologiques devrait être soutenue dans des conditions qui garantissent qu'elles seront produites », poursuit-elle, accusant en outre M. Verheugen de faire du lobbying en faveur des constructeurs automobiles pour diluer l'objectif de réduction des émissions des véhicules neufs. « Il est scandaleux que M. Verheugen et le lobby automobile utilisent la crise actuelle pour échapper à des pénalités financières prévues pour les constructeurs qui excèdent les objectifs de réduction des émissions qui leur sont impartis. Ces pénalités sont importantes car plus de dix ans de promesses non tenues et d'un engagement volontaire sans résultats de l'industrie automobile n'ont permis aucune amélioration. Les aides d'État ne sont pas la solution face à la crise actuelle. Pour relever les défis, nous devons enfin placer la durabilité au cœur de notre approche. La réforme doit commencer par le secteur financier pour être étendue à l'automobile, l'énergie, la construction, l'urbanisme et l'agriculture », conclut Mme Harms. (E.H.)