login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9565
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europeen

Felipe Gonzalez présidera le « groupe de réflexion » sur l'Europe à l'horizon 2020-2030

Bruxelles, 14/12/2007 (Agence Europe) - Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, réunis vendredi 14 décembre en Conseil européen, ont décidé de la création d'un « groupe de réflexion indépendant » chargé de réfléchir sur « l'Europe à l'horizon 2020-2030 ». Le groupe comptera neuf membres au total et sera présidé par l'ancien Premier ministre espagnol Felipe Gonzalez qui sera épaulé par deux vice-présidents: l'ancienne présidente de Lettonie, Vaira Vike-Freiberga et l'ex-patron de Nokia, le Finlandais Jorma Ollila.

Le groupe doit « aider l'Union à anticiper et à relever plus efficacement les défis à long terme ». A cette fin, il devra « identifier les questions et les évolutions fondamentales auxquelles l'Union est susceptible d'être confrontée » et « analyser » les solutions à y apporter. Les conclusions (dont le texte intégral sera publié dans notre édition spéciale du 16 décembre) du Conseil européen recensent déjà les principaux « défis »: le renforcement et la modernisation du modèle européen qui concilie réussite économique et solidarité sociale, l'Etat de droit, le développement durable, la stabilité mondiale, les migrations, l'énergie et la protection du climat, la lutte contre l'insécurité mondiale, la criminalité internationale et le terrorisme.

Le mandat de travail du groupe est très restrictif: les réflexions doivent rester dans le cadre institutionnel du Traité de Lisbonne, elles ne doivent pas porter sur les prochaines perspectives financières de l'UE (2014-2020) et leur objectif ne doit pas être d'analyser ou de revoir des politiques de l'Union. Par ailleurs, le mandat est suffisamment vague pour satisfaire tous les Etats membres. Y compris la France qui, au moment où Nicolas Sarkozy a lancé son idée d'un « comité des sages », avait surtout à l'esprit un débat sur la Turquie (qui, selon Paris, n'a pas sa place dans l'UE) et les frontières extérieures de l'Union. La France a même fait de la création du groupe une condition de la poursuite des négociations d'adhésion avec Ankara. Le mandat finalement retenu ne parle pas de frontières extérieures de l'UE, ni de la Turquie, mais note tout de même que le groupe devra tenir compte des « évolutions susceptibles d'intervenir en Europe mais aussi au-delà », ce qui laisse la porte ouverte à un débat plus large si les membres le souhaitent. M. Sarkozy a d'ailleurs répété vendredi que, pour lui, le groupe devra « évidemment » aussi parler des frontières de l'UE.

La sélection des six membres restants du groupe sera faite par le Conseil européen de mars 2008, sur la base d'une liste de noms que proposera Felipe Gonzalez. Les noms de plusieurs candidats ont circulé vendredi dans les coulisses du Conseil européen, notamment ceux de l'ancien chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, du président de la Confédération européenne des syndicats John Monks, de l'ancien président du PE Pat Cox et même de l'ex-vedette du football néerlandais Johan Cruyff. Le groupe n'entamera ses travaux qu'au deuxième semestre 2008 (pour éviter toute interférence avec la ratification du Traité de Lisbonne) et présentera son rapport final au Conseil européen de juin 2010. (H.B.)

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE