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Bulletin Quotidien Europe N° 9443
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/doha

Le G8 garde l'espoir d'un accord

Bruxelles, 11/06/2007 (Agence Europe) - A la veille d'une réunion ministérielle du G-4 (Union, Etats-Unis, Brésil et Inde) - du 19 au 22 juin à Potsdam - décisive pour l'avenir du round, les dirigeants du G8, réunis du 6 au 8 juin à Heiligendamm, ont réaffirmé leur engagement en faveur d'un « accord ambitieux et équilibré » concluant les pourparlers de Doha. Prenant note de la déclaration des ministres du G-6 (G-4 plus Australie et Japon) du 12 avril dernier soulignant « l'intensification de leurs travaux pour trouver la convergence et conclure le round d'ici fin 2007 », les dirigeants du G8 appellent les membres de l'OMC à une « flexibilité constructive » pour boucler le round au plus vite. « Nous pressons les ministres du Commerce, des pays développés et émergents en particulier, à fournir dans les semaines à venir une plateforme solide pour une négociation multilatérale conduisant à un accord sur les modalités [de libéralisation des échanges] », ajoutent-ils, avant de réaffirmer leur engagement en faveur de « la dimension développement de l'agenda de Doha ».

Derrière cette déclaration de façade pourtant, l'optimisme et la souplesse ne semblent pas vraiment habiter les dirigeants de huit puissances mondiales. Jeudi, le président américain George W. Bush a averti sur un ton alarmiste qu'il « sera très difficile d'arriver à un accord ». Son homologue français Nicolas Sarkozy a pour sa part de nouveau affiché une grande fermeté. Lors de son entrevue bilatérale vendredi matin avec M. Bush, il a en effet prévenu qu'il défendrait avec « vigueur les intérêts de l'économie française, de ses agriculteurs et de ses entreprises dans les négociations de l'OMC ». « Un accord ne doit pas se faire « au détriment des uns et à l'avantage des autres. Je réclame de la réciprocité et la fin de la naïveté », a-t-il ajouté.

Invité à Heiligendamm, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a quant à lui estimé qu'un « accord intermédiaire qui ouvrirait la voie à un accord final d'ici six à neuf mois » était « à portée de main », les positions s'étant, selon lui, « rapprochées ». « Les éléments de cet accord intermédiaire ont été identifiés depuis longtemps », a-t-il rappelé, citant « le montant des réductions des subventions agricoles qui perturbent les échanges et le montant des réductions des protections tarifaires en matière agricole et en matière industrielle » qui sont, pour lui, autant de « sujets politiquement les plus sensibles » dans les pays du G8 comme dans les grands pays émergents, l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l'Inde et le Mexique. Un compromis intermédiaire « nécessitera des efforts et des concessions de chacun », a poursuivi M. Lamy, en appelant à « un effort politique supplémentaire ». « Ce que je vous demande donc, c'est de ne pas peser les concessions ultimes avec une balance de pharmacien, mais en portant votre regard sur l'ensemble du paysage économique mondial et sur les risques immenses d'un échec », a-t-il ajouté, en évaluant « à quelques milliards de dollars ou euros seulement » les efforts supplémentaires nécessaires pour boucler le round. (eh)

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