Bruxelles, 11/06/2007 (Agence Europe) - Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a donné un coup de froid à l'espoir de parvenir à un accord rapide sur le nouveau traité de l'UE - c'est-à-dire avant la fin de cette année - en affirmant lundi que les négociations au sein de la conférence intergouvernementale (CIG) devraient durer « environ un an » pour laisser suffisamment de temps pour discuter, entre autres, d'une révision du système de vote au Conseil des ministres (Varsovie s'oppose à la double majorité prévue dans le Traité constitutionnel) . « Nous ne sommes pas partisans de régler les questions importantes concernant l'avenir de l'Europe en quelques jours », a affirmé le chef du gouvernement polonais, lors d'une conférence de presse commune avec le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer à Varsovie. M. Kaczynski a précisé qu'il faudra prévoir « environ un an de discussions » au sein de la CIG. La Présidence allemande et la plupart des pays membres veulent, en revanche, aller plus vite. Selon eux, le Conseil européen des 21/22 juin doit aboutir à un accord sur les grandes lignes du traité et approuver un mandat précis ainsi qu'un calendrier serré pour une courte CIG qui doit s'ouvrir et s'achever sous Présidence portugaise, avant la fin 2007. M. Gusenbauer soutient l'approche de la Présidence allemande et, devant la presse à Varsovie, a contredit son homologue polonais: « Je ne veux pas que les trois ou quatre prochaines années soient consacrées en Europe à d'autres discussions sur le traité». Il s'est aussi prononcé contre la demande polonaise pour une modification de la double majorité. « Un résultat ne peut être atteint que lorsque l'on ne rouvre pas à nouveau toutes les questions », a-t-il estimé.
La chancelière allemande Angela Merkel a entamé lundi un marathon diplomatique pour préparer le Sommet européen: lundi, elle a reçu Romano Prodi (Italie), Ferenc Gyurcsany (Hongrie) et Valdas Adamkus (Lituanie) ; vendredi elle recevra Jan Peter Balkenende (Pays-Bas), samedi, José Luis Rodriguez Zapatero et un des deux frères Kaczynski (Pologne), et dimanche Mirek Topolanek (République tchèque). (hb)