Bruxelles, 27/11/2006 (Agence Europe) - Josep Borrell a assuré le 23 novembre à Lagos, en s'exprimant devant les membres du parlement du Nigeria, la volonté de l'UE de suivre de près « tout le processus électoral » menant aux élections générales du 21 avril 2007 qui marqueront « la première transition démocratique d'un gouvernement à un autre au Nigeria ». M. Borrell, le premier président du Parlement européen à visiter le Nigeria, a souligné que la Commission « investit dans ces élections en payant 10% de ses coûts », et a espéré que les observateurs électoraux de l'UE « seront bientôt invités » au Nigéria. M. Borrell a aussi mis en exergue le rôle central que les parlements des pays d'Afrique peuvent jouer pour développer la bonne gouvernance qui est cruciale pour assurer la prospérité de leurs citoyens, mais aussi pour « convaincre les citoyens européens de la nécessité d'augmenter leur contribution à l'aide au développement ». « Il est grand temps que l'Europe commence à tourner le regard vers les succès de l'Afrique, et pas seulement les catastrophes (…), à constater une croissance économique qui, dans la majorité des Etats africains, dépasse 5% », a lancé le Président Borrell, en remarquant: « Le Nigeria vient de tirer un trait sur ses dettes au Club de Paris: le signe de la fin d'une ère ». Aux représentants élus de cette « Afrique qui bouge », M. Borrell rappelle: lors des deux derniers Conseils européens, j'ai affirmé que, pour faire face au problème de l'immigration illégale, il ne faut pas « construire des murs autour de l'Europe », mais qu'il faut « travailler ensemble », y compris en appuyant de manière active le développement et la création d'emplois en Afrique. (mg)