Bruxelles, 27/11/2006 (Agence Europe) - La récente suggestion de Günter Verheugen selon laquelle l'UE doit adopter une approche « réaliste » sur les objectifs de réduction des émissions de CO2 pour ne pas compromettre la compétitivité d'une partie de l'industrie européenne (EUROPE n° 9314) a fait bondir le président du groupe des Verts au Parlement européen. L'Allemand Daniel Cohn-Bendit a en effet dénoncé vendredi « l'étrange mouvement d'humeur » du Commissaire à l'Industrie qui « démontre son divorce avec la réalité économique et environnementale de l'Europe ». « Le rapport Stern (sur l'impact économique du changement climatique) a confirmé ce que nous disons depuis longtemps: le coût de l'inaction sera beaucoup plus élevé que celui de l'action. En prenant le leadership de l'action, l'Europe deviendra une force leader en matière d'innovation et de compétitivité. Les opportunités d'être les pionnières d'une nouvelle génération de technologies respectueuses de l'environnement sont nombreuses pour les entreprises européennes et dans tous les secteurs de l'économie », estime M. Cohn-Bendit. « Aucun commissaire ne devrait devenir le représentant d'un groupe d'intérêt particulier et M. Verheugen doit enfin reconnaître que son rôle n'est pas celui d'un lobbyiste industriel au sein de la Commission », conclut le président des Verts qui souhaite débattre de la lettre de M. Verheugen et de ses implications en session plénière cette semaine à Bruxelles. (eh)