Tampere, 27/11/2006 (Agence Europe) - La Commission européenne a pratiquement finalisé la programmation de ses appuis financiers dans le cadre de la « politique de voisinage » (PEV) et devrait rendre publiques ses prévisions chiffrées probablement mercredi sous forme d'une communication au Conseil. Le total annoncé, pour la période 2007-2013, sera de l'ordre de 12 milliards d'euros couvrant aussi bien les pays partenaires de la zone méditerranéenne que de l'Est européen, l'Ukraine, la Moldavie, l'Arménie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Bélarus et également la Russie même si l'aide à cette dernière va baisser de près de moitié. En fait, les chiffres déjà retenus ne portent que sur la période de programmation limitée à 3 ans (2007-2010). Cette programmation est déjà avancée et des missions ont sillonné les pays couverts par le nouvel instrument financier (NIP) et fixé en liaison avec les différents gouvernements les axes de la coopération à soutenir financièrement. Pour les 3 ans à venir, le montant programmé porte sur 5,825 milliards d'euros, dont 3,231,5 milliards pour la zone EuroMed et 1,392,4 milliard pour les voisins de l'Est européen.
Cette répartition dément l'impression de déséquilibre au profit de l'Est européen souvent mise en avant par les partenaires méditerranéens. Mais les progressions par rapport à l'exercice écoulé (MEDA, qui s'achève fin 2006) sont plutôt sensibles: 284% pour l'Arménie, 261% en plus pour la Moldavie, 213% en sus pour la Géorgie, 163% pour le Bélarus, 121% pour l'Azerbaïdjan mais 72% pour l'Ukraine et moins 51% pour la Russie. Dans la zone méditerranéenne, les deux plus forts pourcentages d'accroissement concernent le Liban et la Jordanie (plus que 47% chacun), le Maroc 14,1%, l'Egypte 6,5% ; l'Algérie 2,5% mais stagnation pour la Tunisie (à peine 0,4% d'augmentation) et chiffres nettement en baisse dans le cas de la Syrie (moins 13,9%). Pour la Palestine, le chiffre global prévu sur 3 ans sera de 632 millions d'euros et Israël 8 millions d'euros. Même la Libye pourtant non membre du processus de Barcelone ni signataire d'un accord d'association se voit réserver 8 millions d'euros probablement pour des actions en matière d'immigration ou aussi pour aider à la solution du différend né de la contamination d'enfants par le sida imputé à des infirmières bulgares ainsi qu'à un médecin palestinien. L'UE a proposé la prise en charge des frais occasionnés aux familles des victimes même si elle plaide l'innocence des accusés. Dans ces chiffres, la part réservée à la coopération régionale méditerranéenne sera de 997,3 millions d'euros et 201,9 millions pour celle impliquant l'Europe de l'Est. (fb)