17/11/2006 (Agence Europe) - En se rassemblant à nouveau autour de leur « propre culture stratégique, les Européens pourront contribuer à recréer le climat de solidarité internationale qui s'était dégagé après le 11 septembre 2001 », ce qui est dans l'intérêt de tous, « à commencer par les Etats-Unis ». Si l'Union européenne sait saisir cette nouvelle chance, les cérémonies prévues le 25 mars 2007 à l'occasion du cinquantième anniversaire du Traité de Rome « ne seraient pas seulement une commémoration, mais pourraient servir à faire avancer l'Europe politique et ses institutions, et à sortir de l'impasse sur le Traité constitutionnel ». C'est ce qu'estime Pietro Calamia, ancien Représentant permanent italien auprès de l'UE, dans un article publié par la revue trimestrielle Affari Esteri dans son numéro d'automne 2006, sous le titre L'Union européenne et la politique internationale. L'ambassadeur Calamia, en citant Roberto Ducci (dans I Capintesta, publié en 1982) qui avait dirigé les travaux du Comité de rédaction des Traités de Rome, note qu'à l'époque la signature des traités n'avait attiré guère l'attention. La preuve: cette signature était prévue au niveau des seuls ministres des Affaires étrangères, même si finalement « Adenauer avait décidé de participer, ainsi que Segni, mais pas les chefs de gouvernement de France Belgique et Hollande » (le Luxembourgeois Bech avait le double rôle de Premier ministre et de ministre des Affaires étrangères). Le 25 mars 1957, « nous nous étions retrouvés Piazza del Campidoglio (…) face à une poignée de curieux qui attendaient sous la pluie », écrivait l'ambassadeur Ducci. Aujourd'hui, Pietro Calamia tient à rappeler, malgré la crise constitutionnelle actuelle, les progrès faits depuis lors, et cite en particulier le Traité de Maastricht, le traité qui, « outre la monnaie unique, a posé à l'Union européenne d'ambitieux objectifs de politique étrangère, de sécurité et de défense ». (mg)