Bruxelles, 13/10/2006 (Agence Europe) - S'exprimant le 10 octobre dernier devant les chefs de délégation des 149 pays membres de l'OMC réunis en Conseil général, le directeur général de l'institution multilatérale, Pascal Lamy, a déclaré n'avoir constaté « aucun signe visible de flexibilité jusqu'à maintenant » en matière agricole, pierre d'achoppement des négociations de Doha, suspendues sine die depuis la fin du mois de juillet. « Nous pourrons reprendre seulement quand les positions de fond auront évolué sur les principaux sujets, en particulier dans le domaine de l'agriculture qui détient la clef pour débloquer le reste des pourparlers », a-t-il expliqué, avant de poursuivre: « tant que cela n'arrivera pas nous serons dans l'impasse ». « La fenêtre de tir est étroite. Si nous voulons avoir une chance de finir en 2007, l'espace pour bouger se situe quelque part entre novembre et le printemps (…) Je vous presse donc tous de poursuivre le travail technique, les calculs discrets et les sondages confidentiels pour préparer le terrain », a ajouté M. Lamy, qui rencontrera mardi prochain à Bruxelles, les membres de la commission du commerce international du Parlement européen. (eh)