Bruxelles, 19/10/2005 (Agence Europe) - Le programme européen de radionavigation par satellite Galileo ne doit pas être entravé par les disputes entre Etats membres sur les questions de financement, plaide le député européen Jorgo Chatzimarkakis (ALDE, allemand), en réaction à l'annonce du ministre allemand (sortant) des Transports, Manfred Stolpe, que l'Allemagne n'offrirait pas de moyens supplémentaires pour le projet européen Galileo, alors que plus de 400 millions d'euros manquent encore pour procéder à la phase de déploiement programmée pour 2006. Dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion de l'Agence spatiale européenne (ESA) qui s'est tenue à Paris le 13 octobre, M. Stolpe avait expliqué que l'Allemagne, qui est le plus gros contributeur au projet avec 500 millions d'euros, n'acceptera de débloquer des fonds supplémentaires « que si les intérêts allemands sont pris en compte de manière raisonnable ». « L'Allemagne ne va pas contribuer seule au financement de l'industrie aéronautique et spatiale de l'Europe du Sud et de la France », a lancé M. Stolpe, faisant allusion à l'attribution de la concession du projet, en juin dernier, aux deux consortiums iNavSat et Eurly. Selon M. Chatzimarkakis, « là où il aurait dû manier le fleuret, M. Stolpe y est allé avec son sabre de teuton ». Le projet Galileo, symbole de l'innovation et de la compétitivité du continent européen, doit se poursuivre. « Les Européens sont sur le point de transformer une situation de gagnant-gagnant en une situation de perdant-perdant, et les Etats-Unis doivent s'en frotter les mains », a mis en garde le député européen.