Bruxelles, 19/10/2005 (Agence Europe) - La Cour constitutionnelle slovaque a jugé le 18 octobre que la loi anti-discrimination adoptée par le parlement en 2004 est inconstitutionnelle, en particulier en ce qui concerne les dispositions spéciales sur la discrimination positive en faveur des minorités ethniques. D'après la Cour, ces dispositions violent « l'égalité devant la loi ». En pratique, cela signifie que l'accès préférentiel à l'éducation, à l'emploi et aux services de santé pour les minorités serait illégal. Cette décision devrait affecter en premier lieu la communauté Rom, estimée à environ 500 000 personnes, qui sont les principales victimes de l'intolérance et de la discrimination en Slovaquie. Ce jugement a été accueilli comme une victoire du ministre de la justice Daniel Lipsic, qui s'était opposé aux dispositions sur la discrimination positive proposées par le vice-Premier ministre chargé de l'intégration européenne Pal Csaky. Ce revirement, vide de son contenu, en Slovaquie, l'article 5 de la directive UE de 2000 sur la discrimination raciale.