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Bulletin Quotidien Europe N° 9052
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture/omc

M. Lamy et Mme Fischer Boel tentent de rassurer les agriculteurs inquiets de l'évolution des négociations du cycle de Doha

Bruxelles, 19/10/2005 (Agence Europe) - A l'occasion du Congrès des agriculteurs européens, organisé le 18 octobre à Strasbourg, le directeur général de l'OMC Pascal Lamy a estimé que le cycle de Doha sur la libéralisation des échanges commerciaux donnera aux exploitants de l'UE « l'occasion d'obtenir un double dividende »: bénéficier, d'une part, des effets de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) de 2003 et obtenir, d'autre part, des autres membres de l'OMC la réforme de leur propre politique agricole. La Commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, a assuré que le résultat de la négociation à l'OMC n'entraînera pas de nouvelle réforme de la PAC.

Selon Pascal Lamy, l'UE devrait « faire preuve d'une plus grande flexibilité » sur la question de l'accès aux marchés. Les derniers chiffres proposés dans le cadre du cycle de négociations de Doha par les uns et les autres « sont beaucoup trop éloignés », a-t-il estimé. « Je ne pense pas que l'on puisse dire que l'Europe n'a rien reçu » en contrepartie de ses propositions, a noté le directeur général de l'OMC, s'efforçant d'apaiser les représentants des organisations agricoles européennes qui ont mis en garde la Commission européenne en lui demandant de ne pas outrepasser son mandat dans ces négociations (EUROPE n° 9051). M. Lamy a remarqué que les Américains avaient « franchi un cap » en acceptant, la semaine dernière à Genève, de réduire les subventions à leurs agriculteurs. A moins de deux mois de la conférence ministérielle à Hong Kong, il y a consensus pour que « la concurrence dans le secteur agricole soit loyale et que les subventions soient disciplinées », a-t-il déclaré.

« Rien de ce que j'ai dit jusqu'ici ne va au-delà » de mon mandat, a réaffirmé pour sa part Mariann Fischer Boel. D'ici à la conférence de Hong Kong, « il devra bien sûr y avoir des sacrifices - mais de tous les côtés », a-t-elle ajouté, soulignant que l'agriculture n'était pas l'unique volet des négociations. « Quel que soit le résultat, il ne doit pas remettre en question la réforme de la PAC de 2003 », a assuré Mme Fischer Boel, en estimant: « nous devrons avancer de manière coordonnée pour parvenir à un ensemble équilibré dans le domaine agricole ».

« J'ai le douloureux sentiment que les négociateurs de l'UE capitulent à l'OMC », a déclaré quant à lui le Français Joseph Daul, président de la commission de l'agriculture au Parlement européen. « Il est temps de dire à la Commission qu'elle est en train de franchir la ligne rouge », a-t-il averti. Le président de la Confédération générale des coopératives agricoles dans l'UE (COGECA), Eduardo Baamonde, a appelé la Commission à ne pas faire des concessions « à n'importe quel prix ».

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