Bruxelles, 12/07/2005 (Agence Europe) - Les ministres de l'Education de l'UE, mais aussi de la Bulgarie et de la Roumanie, invités en tant qu'observateurs, se sont rencontrés les 12 et 13 juillet à Londres pour une réunion informelle sur le thème de la formation professionnelle. Intitulée "Skills for Europe - Building a knowledge society", la conférence était présidée par la secrétaire d'Etat britannique à l'Education Ruth Kelly, en présence du commissaire européen Jan Figel. Le 12 juillet, les ministres ont discuté des compétences professionnelles et de la participation des employeurs au processus de formation professionnelle. Ils ont également discuté de la proposition de la Commission européenne sur le "Cadre européen de qualifications". Le 13 juillet, les ministres devaient se pencher, avec l'ETUC et l'Unice, sur les compétences et la productivité, dans le cadre des objectifs de Lisbonne révisés, et tenter de dégager des lignes d'orientation pour une éventuelle collaboration en la matière. La présidence du Conseil échoit au Royaume-Uni alors que la politique de l'éducation nécessite de la part de l'Union européenne un recentrage fondamental sur ses priorités, sous peine de rater le rendez-vous fixé par Lisbonne, a déclaré Mme Kelly. Selon elle, une meilleure formation des travailleurs, et partant une main-d'œuvre qualifiée, est la condition sine qua non pour que l'Europe puisse répondre à la menace des économies émergentes chinoise et indienne. "Elles nous obligent à aller de l'avant rapidement. Il faut viser le haut de gamme!", a-t-elle souligné. Elle a promis qu'au cours des six mois de la Présidence britannique, elle s'attacherait avec ses homologues européens à mieux cerner les lacunes qui existent dans les différents systèmes d'éducation et de formation en Europe afin de dégager des éléments de partenariat et de donner une réponse appropriée aux employeurs. Le commissaire Figel a, pour sa part, félicité la Présidence britannique de l'intérêt qu'elle manifeste envers une formation professionnelle de qualité qui constitue, avec les universités, les deux axes centraux de la politique à mener pour améliorer la situation en Europe. "Ces questions sont déterminantes pour l'évolution d'une Europe compétitive et pour son avenir social et culturel également (…) il faut une sensibilisation politique", a-t-il souligné. EUROPE reviendra plus en détail sur cette réunion informelle.