Bruxelles, 15/06/2005 (Agence Europe) - Dans le cadre d'une conférence organisée les 13 et 14 juin à Luxembourg par la Présidence luxembourgeoise des experts de 25 Etats membres de l'UE, des pays adhérents et des pays candidats ont discuté un rapport sur le renforcement du processus communautaire d'inclusion sociale. Les conclusions de cette conférence serviront de contribution clé pour le rapport d'évaluation sur l'application de la méthode ouverte de coordination dans le domaine de la politique sociale, rapport que la Commission établira en novembre prochain.
Dans leur rapport commandité par la Présidence, les auteurs - Sir Tony Atkinson (Nuffield College, Oxford, Royaume-Uni), Bea Cantillon (Université d'Anvers, Belgique), Eric Marlier (CEPS/Instead, Luxembourg), Brian Nolan (ESRI, Irlande) - étudient la place du processus communautaire d'inclusion sociale dans la stratégie de Lisbonne recentrée et formulent des recommandations concrètes sur la mise en œuvre et le développement des divers acquis de ce processus (objectifs quantifiés, indicateurs sociaux, plans d'action nationaux). Ils analysent par ailleurs, indique un communiqué de la Présidence, la façon dont les Etats membres et la Commission pourraient améliorer de manière significative le suivi des politiques d'inclusion et l'échange de bonnes pratiques dans le domaine du social monitoring.
A l'ouverture des travaux, la ministre luxembourgeoise de la Famille, de l'Intégration et de l'Egalité des chances Marie Josée Jacobs a rappelé que « le recentrage de la stratégie de Lisbonne est accompagné de vives inquiétudes quant à la place réservée au pilier social ». « Comment pourrait-on douter de cette nécessité alors que 15% de la population de l'UE sont exposés au risque de pauvreté et alors qu'un quart des personnes exposées à ce risque exercent une activité professionnelle ? », s'est exclamée Mme Jacobs, en appelant à ne « pas fermer les yeux devant la réalité: il n'y a pas de lien mécanique entre croissance économique et cohésion sociale ». « Plutôt que d'escompter que nos initiatives visant à promouvoir la croissance et l'emploi atteindront les plus défavorisés, nous devons continuer à prendre le mal à la racine, c'est-à-dire à renforcer aussi les politiques menées dans le processus communautaire d'inclusion sociale », a conclu la ministre.