Bruxelles, 15/06/2005 (Agence Europe) - Lors d'une rencontre avec la presse, l'élu européen de la CSU Ingo Friedrich a tenu à souligner la dimension européenne des élections anticipées du Bundestag (le 18 ou le 25 septembre prochain). « Les questions européennes n'ont jamais eu autant de poids qu'aujourd'hui dans une campagne électorale du Bundestag », a-t-il affirmé. Et, en anticipant un succès de la CDU/CSU, il a estimé qu'un nouveau gouvernement fédéral devrait veiller à entretenir une relation intense non seulement avec la France, mais aussi entre Allemagne, France et Royaume-Uni à la fois. « Schröder et Fischer se sont concentrés de manière trop unilatérale sur l'axe Berlin-Paris », mais après le « non » français à la Constitution, ça ne marche plus, s'est-il exclamé. M.Friedrich s'en prend aussi à la ligne Schröder-Chirac sur la Turquie, en avertissant: le mandat de négociation avec la Turquie doit être décidé à l'unanimité, et un gouvernement Schröder qui ne mènerait que les affaires courantes (en attendant Angela Merkel à la chancellerie) ne pourrait prendre une décision si importante pour l'avenir. Même dans le « worst case » (début des négociations le 3 octobre), le nouveau gouvernement allemand proposerait un « partenariat privilégié » plutôt que l'adhésion, souligne M. Friedrich. Selon lui, en outre, un gouvernement CDU/CSU ferait entendre sa voix aussi sur la contribution nette de l'Allemagne au budget de l'UE (« pourquoi n'aurions-nous pas le droit à un rabais », comme les Anglais ? a-t-il demandé).