Bruxelles, 15/06/2005 (Agence Europe) - Lors du déjeuner des ministres de la Recherche, le 7 juin à Luxembourg, le Commissaire Janez Potocnik a souligné les conséquences de l'absence d'un financement suffisant pour la recherche. La décision que le Conseil européen doit prendre sur les perspectives financières est difficile, mais c'est à l'aune de cette décision que l'on pourra juger si l'UE prend la Stratégie de Lisbonne au sérieux ou pas. En fait les gouvernements vont faire un choix entre une Europe du passé, qui redistribue la richesse actuelle, et une Europe résolument tournée vers l'avenir, la connaissance, la compétitivité et la croissance, a expliqué le Commissaire en soulignant que le compromis vers lequel on se dirige est très clair, avec des coupes de 40% pour les programmes de Lisbonne, seulement 10% pour les fonds structurels et 5% dans l'agriculture. Le résultat pour l'avenir de la recherche européenne, c'est un budget qui n'augmente que d'un milliard par an. Et le Commissaire d'avertir qu'avec une telle enveloppe, si l'on veut éviter le saupoudrage des crédits, il faudra renoncer au Conseil européen de la recherche, au financement des infrastructures, à l'augmentation des crédits Marie Curie et au soutien des PME.