Paris, 09/06/2005 (Agence Europe) - « Baisser les bras (…) ça ne sert à rien » et ce n'est pas dans les intentions de la ministre française de la Défense. Michèle Alliot-Marie l'a réaffirmé le 8 juin à Paris, en estimant que les « non » français et néerlandais à la Constitution européenne « ne met certainement pas un terme à notre capacité, à notre volonté de continuer à faire avancer la PESD ». « Nous allons continuer à prendre des initiatives », a promis Mme Alliot-Marie lors d'un colloque organisé par le Conseil économique de défense sous le titre: « Vers une défense européenne durable ? ». « A l'heure où de nombreux pays de la zone euro connaissent une certaine stagnation de leur croissance, il faut voir dans l'économie de défense une source possible de cette croissance », a dit la ministre en annonçant l'organisation durant l'été d'un symposium des responsables français et européens de la politique de défense. Selon elle, « il est urgent et impératif de conforter l'industrie de la défense en France et en Europe », une industrie qui, avec de nombreuses PME, représente 170 000 emplois directs et au moins autant d'emplois indirects en France et 4 à 5 millions d'actifs en Europe. En invitant à intensifier la coopération européenne dans ce domaine, Mme Alliot-Marie a défini trois principes qui devraient guider cette coopération: - encourager de grands projets portés par les industriels ; - défendre les intérêts stratégiques européens (elle a cité l'autonomie de décision, la sécurité d'approvisionnement et la capacité à exporter) ; - « favoriser l'émergence de leaders de taille européenne ».