Bruxelles, 09/06/2005 (Agence Europe) - La troisième session de négociations en vue de l'adoption d'une Convention Unesco sur la diversité culturelle s'est achevée avec succès à Paris le 3 juin. Le projet de texte a été adopté et une recommandation a été formulée pour que la Convention soit ratifiée définitivement à la prochaine Conférence générale de l'Unesco en octobre. Le projet souligne la légitimité des politiques culturelles et encourage la coopération internationale. Il réaffirme par ailleurs le respect des obligations internationales tout en obligeant les signataires, lorsqu'ils appliquent et interprètent leurs obligations internationales et lorsqu'ils négocient de nouveaux accords internationaux, à tenir compte des exigences de la diversité culturelle. « C'est une première en droit international », note avec satisfaction la Commission européenne, en ajoutant: « l'unité communautaire a été exemplaire et a permis à la Communauté européenne d'être l'un des moteurs des négociations ». Rappelons que la Commission représentait dans cette négociation les intérêts de l'Union européenne, en vertu du mandat que le Conseil lui avait conféré en novembre 2004. « Nous attendons avec impatience l'issue positive de ces négociations en automne parce que ce sera une occasion unique de faire évoluer la reconnaissance internationale (…) des problèmes qui gravitent autour de la diversité culturelle et des politiques culturelles », a déclaré le Commissaire Jan Figel, chargé de la culture, qui négociait au nom de la Commission. Dans ses recommandations à l'Unesco, l'Union européenne insistait sur la nécessité de reconnaître dans la Charte la nature spécifique et double (économique et culturelle) des biens et services culturels, le rôle des politiques publiques dans la protection et la promotion de la diversité culturelle, et d'admettre l'importance de la coopération internationale pour faire face aux menaces contre des biens et contenus culturels. Elle demandait par ailleurs que la définition de ces biens et services soit opportunément restrictive afin de garantir que les « politiques culturelles » ne soient pas exploitées pour des négociations commerciales sur des biens et services autres que culturels. Lors de leur réunion de coordination à Paris, les 25 Etats membres ont exprimé unanimement leur soutien au résultat des négociations.