Bruxelles, 09/06/2005 (Agence Europe) - Dans le cadre de ses consultations pré-Sommet, le Président du Conseil européen, Jean-Claude Juncker, a reçu jeudi à Luxembourg, à tour de rôle, le Président français Jacques Chirac, le Premier ministre grec Costas Caramanlis et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi.
Au Luxembourg, en revanche, le «oui» semble rester stable. Selon un sondage de l'institut luxembourgeois ILRES réalisé après le 1 juin, 46% des Luxembourgeois se déclarent en faveur du Traité constitutionnel (un score resté inchangé par rapport à mai). En revanche, le «non» a progressé de 32% à 38%, tandis que 16% des électeurs luxembourgeois restent indécis. Il s'agissait du dernier sondage au Luxembourg avant le référendum du 10 juillet 2005, aucune publication de sondages n'étant autorisée un mois avant un scrutin national.
En Pologne (où les autorités veulent attendre les résultats du Conseil européen de la semaine prochaine avant de décider si maintenir ou non un référendum sur la Constitution à l'automne prochain), le soutien au « oui » semble avoir fortement chuté depuis les référendums français et néerlandais, passant de 54% (avant ces deux scrutins) à 40%, selon les derniers sondages. 35% (à 19% fin mai) des participants à un éventuel référendum rejetteraient la Constitution et 25% (21% en mai) n'ont pas d'opinion.
Entre-temps, des informations en provenance de la République tchèque nous indiquent que le Premier ministre Jiri Paroubek a catégoriquement démenti les propos qui lui avaient été attribués par la BBC (largement repris par les agences et la presse européenne, dont EUROPE dans son N° 8963), selon lesquels après le « gel » du référendum britannique, il serait devenu « impossible » pour le gouvernement tchèque de maintenir son propre référendum. M. Paroubek a ainsi affirmé jeudi dans la presse tchèque qu'il n'a pas changé d'avis et qu'il entend poursuivre le processus de ratification dans son pays, tout en attendant les résultats du Conseil européen des 16 et 17 juin. Le Premier ministre tchèque reconnaît cependant que les votes français et néerlandais, ainsi que la décision britannique, « ont compliqué la situation pour le gouvernement tchèque de coalition », car ces événements constituent autant d'arguments de poids pour l'opposition tchèque hostile à la Constitution. Selon les mêmes sources, M. Paroubek aurait l'intention de proposer au Conseil européen de reporter de plusieurs mois l'échéance prévue pour la ratification de la Constitution, à savoir fin octobre 2006.