Bruxelles, 24/07/2002 (Agence Europe) - Le Secrétaire d'Etat américain Colin Powell, dont l'intervention demandée par le Maroc a permis de résoudre la crise de l'îlot du Persil, a indiqué lundi dans une lettre à la ministre espagnole des Affaires étrangères Ana Palacio "son interprétation" de l'accord. Selon lui, il s'agit tout d'abord "de retourner à la situation qui existait avant juillet 2002. Ceci inclut le retrait et l'absence de toute force militaire ou fonctionnaires gouvernementaux de l'île, qu'ils soient ou non en uniforme, ainsi que le retrait et l'absence de tout drapeau ou autre symbole de souveraineté nationale". Colin Powell poursuit en indiquant que "les deux parties se mettront d'accord sur de prochaines discussions sur les étapes à suivre pour améliorer les relations bilatérales". Les deux pays doivent aussi s'engager "à ne résoudre les différends que par des moyens pacifiques" et à afficher également en public une attitude constructive.
Ana Palacio insistait mardi à Bruxelles, où elle s'était rendue pour les cérémonies marquant la fin de la CECA (voir autre nouvelle), sur le fait que les discussions ne portaient que sur l'îlot du Persil et seulement sur le retour au statu quo ante. "Le drapeau de l'Europe est la défense des droits et des principes", et "il a une fois de plus été démontré pourquoi nous avons fait l'Europe", a affirmé Ana Palacio après avoir reçu l'appui de Haut Représentant Javier Solana et du Président de la Commission Romano Prodi à propos de l'affaire de l'îlot du Persil.