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Bulletin Quotidien Europe N° 8161
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/turquie

Le Parlement demande l'arrêt des poursuites à l'égard du HADEP

Bruxelles, 28/02/2002 (Agence Europe) - Le Parlement européen, en adoptant jeudi une résolution de pratiquement tous les groupes politiques, a demandé l'arrêt des poursuites à l'encontre du HADEP, le parti qui milite en faveur de l'octroi des droits civils aux Kurdes de souche en Turquie et nie « tout lien organique avec le PKK ou toute autre organisation terroriste », mais risque de faire l'objet d'une ordonnance d'interdiction ce vendredi, devant la Cour suprême de Turquie. « C'est la moindre des exigences à l'égard d'un pays qui participe dès demain à la Convention sur l'avenir de l'Europe », s'est écrié Franciz Wurtz, président du groupe de la Gauche unitaire/Gauche verte nordique, lors du débat en plénière mercredi soir, en remarquant: « le seul crime du HADEP est de ne cesser de gagner en influence, et d'être assuré, en cas d'élections, d'être représenté au Parlement, malgré une loi sur mesure introduisant un seuil de 10% ». « M. Verheugen, allez dans le Sud-Est de la Turquie parler avec les 37 maires kurdes », qui vous demanderont pourquoi ils ne reçoivent rien du « pot » de Meda !, a lancé Feleknas Uca, Allemande d'origine turque qui siège dans le même groupe (et qui a rappelé que plus de 10 000 étudiants qui ont demandé de pouvoir choisir la langue kurde comme matière d'étude risquent d'être accusés de séparatisme). Une interdiction du HADEP serait contraire à nos principes et à notre droit, a admis le Commissaire européen à l'élargissement Günter Verheugen, tout en rappelant les progrès faits ces derniers mois par la Turquie en ce qui concerne les critères politiques de Copenhague. Ces critères ne sont pas encore remplis, a-t-il cependant souligné, en dénonçant en particulier l'insuffisance des réformes au sujet de la liberté d'opinion et d'association, l'utilisation des langues minoritaires, la peine de mort. Au nom du Conseil, le secrétaire d'Etat espagnol Ramon de Miguel a lui aussi mis en exergue ces progrès (en 2001, il y a eu 34 amendements à la Constitution turque, a-t-il rappelé), en estimant que « les perspectives d'ouverture de négociations d'adhésion avec la Turquie se rapprochent », mais en reconnaissant lui aussi que certaines réformes ne vont pas assez loin et, surtout, que ce qui compte, c'est la mise en oeuvre des réformes démocratiques, et pas leur simple adoption. Aussi bien M. de Miguel que M.Verheugen ont jugé significative l'autorisation à Amnesty International d'installer une antenne en Turquie. Au cours du bref débat, le membre suédois du groupe du PPE-DE Lennart Sacrédeus s'est lancé dans une diatribe contre le kémalisme, en notant que 23 partis politiques qui voulaient le combattre ont été abolis en 40 ans, et en s'exclamant: sous un tel régime, même mon parti (Kristdemokraterna) n'aurait pas eu le droit d'exister….

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