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Bulletin Quotidien Europe N° 8161
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/recherche

Un projet européen permet d'améliorer la méthode de diagnostic de différentes maladies virales

Bruxelles, 28/02/2002 (Agence Europe) - Un projet européen de recherche impliquant notamment le Centre de Recherche Mérieux-Pasteur à Lyon (France), l'Institut Pasteur de Dakar (Sénégal), les laboratoires du Centre international de recherche médicale de Franceville (Gabon), l'Institut de virologie de Marburg (Allemagne) et celui de Rotterdam (Pays-Bas) a permis de mettre au point et de valider un système de diagnostic des maladies virales qui comporte certaines améliorations par rapport à la méthode employée aujourd'hui. Ce système a été déjà été testé successivement sur la fièvre jaune en Guinée et en Cöte d'Ivoire, la fièvre de Lassa en Guinée et vient de l'être sur l'Ebola au Gabon où une nouvelle épidémie s'est déclarée en décembre dernier. Ce dernier test a confirmé les résultats enregistrés en 2001 pour les autres maladies et la validité de ce système. Le projet a bénéficié d'un financement à hauteur de 500 000 euros sur les crédits prévus pour la coopération internationale dans le 5ème programme-cadre de recherche de l'UE.

Le test utilise la méthode de diagnostic classique RT-PCR (transcriptase inverse - réaction en chaîne de la polymérase) employée pour la détection d'un agent viral dans le sang. Cette méthode repose sur une amplification d'un fragment du génome du virus qui est ensuite mis en évidence au moyen d'un champ électrique. L'amélioration qui y a été apportée passe par l'utilisation d'un champ magnétique et la chimie des colloïdes magnétiques qui avec une amorce spécifique permettent d'identifier chaque virus. L'amplification au moyen d'un cycle de températures et donc d'appareils chauffants demeure nécessaire pour ce nouveau type de tests qui ne peut être pratiqué qu'en laboratoire. Il est cependant d'une plus grande facilité d'utilisation et permet de réduire le nombre de manipulations, ce qui présente le double avantage de réduire l'exposition du personnel de laboratoire à un risque de contamination, particulièrement élevé pour les virus responsables de fièvres hémorragiques, et de réduire la durée de l'analyse d'environ deux heures. Ce gain de temps, en apparence anodin, peut s'avérer très précieux en cas d'épidémie nécessitant un grand nombre d'analyses. C'est la raison pour laquelle la méthode a été testée en priorité sur des maladies comme l'Ebola. Cette fièvre hémorragique très contagieuse, présente en Afrique et en Asie et mortelle dans 70% des cas, est due à un filovirus encore mal connu et contre lequel il n'existe aucun traitement ni vaccin. La méthode étant applicable à la plupart des virus, elle pourrait faire l'objet d'une commercialisation, notamment pour le diagnostic de l'hépatite virale.

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