27/02/2002 (Agence Europe) - "C'est une bonne chose que le Royaume-Uni et l'Allemagne prennent une part active dans la réflexion sur la réforme du Conseil européen", a dit le porte-parole du Quai d'Orsay, François Rivasseau en commentant les propositions concrètes de réforme formulées dans la lettre Blair-Schröder (voir EUROPE des 25 et 26 février, p.5, et du 26 février, p.6). En même temps, le porte-parole a rappelé que "notre philosophie générale vise à renforcer les trois piliers des institutions européennes: le Conseil, mais également la Commission et le Parlement" (et il a aussi noté que la relation franco-allemande, "telle qu'elle est rénovée notamment à travers le processus de Blaesheim, s'adapte à un contexte européen qui évolue sans cesse"). Quant à l'élu européen de la CSU Ingo Friedrich, il a qualifié la lettre de « manœuvre de diversion pour déstabiliser la Convention ». La Convention ne doit pas se laisser influencer par cette initiative, affirme M. Friedrich, qui approuve cependant plusieurs propositions du chancelier allemand et du Premier ministre britannique (vote à la majorité qualifiée, réduction du nombre de formations du Conseil, abandon des "tours de table" au Conseil).