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Bulletin Quotidien Europe N° 8150
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/mediterranee

En vue de la ministérielle de Valence, la Commission propose quinze recommandations sur tous les chapitres du processus de Barcelone

Bruxelles, 13/02/2002 (Agence Europe) - La Commission européenne a approuvé mercredi une communication sur le Partenariat euroméditerranéen qui a pour but de "dresser l'inventaire des progrès réalisés et de présenter de nouvelles idées". Quinze "recommandations" y sont présentées à l'intention des ministres, portant sur tous les chapitres du processus de Barcelone, notamment une amélioration du mode de fonctionnement du processus lui-même. L'idée est aussi de créer une "Fondation euro-méditerranéenne" chargée du "dialogue des cultures et des civilisations", et qui serait financée à hauteur de 1 million € provenant du budget communautaire, et 1 million € versé par chaque Etat membre. Le document est conçu en préparation de la session ministérielle euroméditerranéenne des 22 et 23 avril à Valence.

Dans l'ensemble, la Commission note que des "progrès significatifs ont été accomplis" dans la plupart des chapitres (mise en place du réseau d'accords d'association, discussions techniques ayant pour finalité, une "harmonisation régionale" euroméditerranéenne dans divers secteurs, amélioration de l'instrument financier MEDA). Au plan politique, le processus de Barcelone a eu le mérite, selon un porte-parole, d'être "résistant" à l'influence négative de l'impasse politique au Moyen-Orient.

En guise de bilan, tout en rappelant "le potentiel que représente l'espace euro-méditerranéen", la Commission souligne une série de problèmes. Le premier est "d'éviter que la région méditerranéenne ne devienne une nouvelle ligne de fracture" politique, sociale - immigration clandestine - et économique, à cause de la persistance des écarts de développement. En outre, note-t-elle, "d'aucuns évoquent le risque d'un affrontement avec l'islam", risque qu'elle appelle à prendre en compte pour réduire des "oppositions inévitables". Globalement, la Commission constate que "nous sommes tous confrontés à de multiples défis communs" (contrôle des flux migratoires, lutte contre le terrorisme, incitations aux progrès démocratiques, la création d'emplois, formation et éducation des jeunes en particulier, accès aux nouvelles technologies de l'information, ouverture réciproque des marchés notamment agricoles, coopération intra-régionale, coopération dans le domaine des services, entre entreprises, etc.). Pour les affronter, le processus de Barcelone est "devenu un atout politique et économique stratégique majeur", estime-t-elle.

Un point particulier semble avoir divisé la Commission comme il divise les opinions au sein du Conseil: la création d'une banque ou institution financière euroméditerranéenne appuyée par le président Prodi ainsi que par un nombre réduit d'Etats membres (notamment l'Espagne et l'Italie). Le document approuvé mercredi n'en souffle mot, mais le porte-parole de la Commission confirme que le sujet est encore en discussion, en liaison avec la BEI et le Conseil. EUROPE reviendra sur la communication.

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