Strasbourg, 13/02/2002 (Agence Europe) - En adoptant le rapport de Marie-Thérèse Hermange (PPE-DE, France) sur la communication de la Commission relative au tableau de bord de la mise en oeuvre de l'Agenda social, le PE demande d'être impliqué dans l'ajustement de l'agenda social, comme les partenaires sociaux. Il demande également que la Commission : 1) l'informe sur le dialogue social européen ; 2) assure l'intégration de la dimension sociale dans la politique de la concurrence ; 3) progresse dans plusieurs domaines: révision de la directive sur les comités d'entreprise européens, présentation d'un mémorandum sur la politique de la santé et de la sécurité sur le lieu du travail, initiatives après l'Année européenne des citoyens handicapés. "Grâce à Nice, vous avez, Madame la Commissaire, un formidable outil à votre disposition: l'Agenda social (…), un élément clef de la modernisation économique et sociale », a déclaré Mme Hermange en plénière.
Au cours du débat, Rodi Kratsa-Tsagaropoulou (PPE-DE, Grèce) a mis en évidence les valeurs de justice et d'équité de l'Agenda social, Anne Van Lancker (PSE, Belgique) a demandé un calendrier pour sa mise en oeuvre, et Sylviane Ainardi (GUE/NGL, France) a regretté que "la Commission n'ait pas pris en compte le droit de grève au niveau européen et la négociation collective ». Brian Crowley (UEN, Irlande) s'est dit "inquiet parce qu'on demande beaucoup de législations. Cela risque d'entraîner une bureaucratisation accrue, et ce n'est pas vraiment ce que l'on attend de la politique sociale!". Pour Miet Smet (PPE-DE, Belgique), la codification est absolument nécessaire surtout en vue de l'élargissement, et pour Barbara Weiler (PSE, Allemagne), il faut absolument réformer la directive sur les comités d'entreprise européens.
"Ce rapport est une contribution positive à l'amélioration de l'utilisation d'un instrument très utile, dont on dispose pour la première fois en politique sociale", a répondu Anna Diamantopoulou, en considérant "indispensable que les rapports sur l'Agenda social et sur les sommets de printemps soient examinés ensemble ». Mme Diamantopoulou est d'accord avec le rapport Hermange sur la nécessité que l'Agenda ne soit pas « une liste à la Prévert de toutes les actions ».